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Thérèse Rabatel : « 90 actions à mener dans le 2e plan pour l'égalité femmes-hommes »

le 09 mars 2017 - Severine RENARD - Collectivités

Thérèse Rabatel : « 90 actions à mener dans le 2e plan pour l'égalité femmes-hommes »
Muriel Chaulet-Ville de Lyon - Thérèse Rabatel, adjointe au Maire de Lyon, déléguée à l'égalité femmes-hommes

Thérèse Rabatel, adjointe au Maire de Lyon, déléguée à l'égalité femmes-hommes, a lancé un deuxième plan pour lutter contre les inégalités. A l'occasion du 8 mars, journée internationale pour les droits des femmes, elle fait le point sur les actions.

Comment avez-vous initié le premier plan d’actions égalité femmes-hommes ?


En 2012, la Ville de Lyon a signé la charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale. Environ 150 collectivités locales ont ratifié cette charte à ce jour. Je ne voulais pas que cette signature soit un grand principe dénué d’actions concrètes. Nous avons donc initié un plan 2012-2014 qui comprenait 65 actions et nous avons évalué à 79 % son taux de réussite. Il comprenait trois axes : Lyon, Ville apprenante et communicante ; Lyon, Ville employeur ; et Lyon, Ville prestataire de services au public.
Les actions menées sont variées. Nous avons rendus les femmes plus visibles dans les espaces publics en donnant leur nom à des rues, nous avons inséré une clause de non-discrimination dans les marchés publics qui a inspiré une loi, nous avons développé un kit de naissance avec un document rappelant les droits des hommes en tant que père avec le congé paternité ou le congé parental, nous avons travaillé l’égalité dans les écoles en réaménageant certaines cours de récréation, nous avons accueilli à l’Hôtel de Ville les réseaux économiques féminins, nous avons réalisé une étude-action sur les discriminations dans plusieurs quartiers en politique de la ville…

Quelle est l’articulation entre le deuxième plan et les premières actions ?


Un certain nombre d’actions s’inscrivent dans la continuité. C’est le cas avec l’étude-action sur les discriminations puisque, à la Duchère et à Mermoz, nous allons travailler sur l’utilisation de l’espace public ou l’utilisation des services sociaux. Autre exemple : nous avons publié un guide pour une communication écrite et visuelle sans discrimination de sexe que nous allons largement diffuser. Ce guide donne des conseils pour le langage et la représentation visuelle. Pourquoi dire président quand c’est une présidente ou directeur à la place de directrice ? Certaines femmes sont difficiles à convaincre. Ça montre à quel point il y a un sentiment de dévalorisation.

Lancez-vous également des initiatives ?


Au côté des actions de renouvellement ou prolongation d’actions, il y a des actions rendues obligatoires par la loi et les actions nouvelles. Pour nos actions réglementaires, nous produirons, notamment, un bilan sur la situation en matière d’égalité pour les salarié(e)s de la Ville et les politiques publiques. Et bien sûr, nous engageons des actions nouvelles. Pour les identifier, nous nous sommes appuyés sur le conseil pour l’égalité, créé en 2009, qui réunit les élus en charge du sujet dans les 9 arrondissements, des associations et les partenaires sociaux. Ce conseil a été force de propositions pour ce deuxième plan qui compte 90 actions. Nous inciterons les associations à prendre en compte l’égalité dans la composition de leur CA ou, dans un autre genre, nous organisons des balades urbaines valorisant le « matrimoine » lyonnais par des parcours intégrant des lieux où les femmes se sont illustrées.



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