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« Henri Matisse, le laboratoire intérieur »

le - - Exposition

« Henri Matisse, le laboratoire intérieur »
" Grand intérieur rouge ", 1948 - Centre Pompidou

Cette grande rétrospective lyonnaise consacrée à Henri Matisse (1869-1954) enthousiasme ses visiteurs par le chromatisme éblouissant des peintures et la vitalité des dessins fluides et spontanés d'un artiste libre, à l'écart des modes.

 

Les 250 peintures, dessins, gravures et sculptures exposées illustrent l’ensemble de la carrière artistique de l’artiste, en montrant ses hésitations et l’évolution de son travail. Le parcours chronologique  de l’exposition  se partage en 14 séquences. Dès le début de la visite le public appréciera la muséographie : les sculptures sont  le plus souvent présentées dans des vitrines au centre des salles et les nombreux dessins et les peintures  sont accrochés sur leurs pourtours.

La Blouse roumaine, 1937 - Hst -  Cincinnati Art Museum

La première salle réunit des dessins, deux sculptures en bronze (La Madeleine II et L’Esclave, de 1903) ainsi que deux autoportraits dessinés qui étonnent par l’acuité du regard de l’artiste scrutant les spectateurs ! Un peu plus loin, les dessins fauves au pinceau marquent le début de l’utilisation par Matisse de la couleur pure, entre 1904 et 1908 : Paysage près de Collioure (1905), La Japonaise (1905). On aime très vite les beaux dessins ainsi que les peintures aux couleurs posées en aplats cernés de larges traits noirs qui délimitent la forme. Refusant la perspective, Matisse utilise différentes valeurs de la couleur pour suggérer la profondeur sur la surface plate de ses toiles.

 Les années 1910 sont consacrées aux portraits : Portrait de Greta Prozor, fin 1916. Puis  un peu plus loin, de très beaux bronzes : La serpentine (1909), la série des Jeannette ou Les deux Négresses (190) et, bien sûr, des dessins : Etude pour la Danse (1909).

Etude pour la danse, dessin, 1908 - Succession H. Matisse

Attiré par l’art islamique après un séjour au Maroc en 1912, Matisse recouvre  d’arabesques  colorées les fonds de ses tableaux. Installé à Nice dès 1917, la lumière du midi l’incite à  représenter des odalisques orientalisantes : Odalisque au turban (1925), des femmes nues sensuelles : Grand nu assis, bronze, (1922-29), ainsi que des paysages inondés de soleil.

A l’étage supérieur, on remarque un tableau surprenant : La Baigneuse, puis des natures mortes avec arbres et fruits : Nature morte aux oranges (1912) et quelques œuvres sur le thème des Nymphes et Faunes (Nymphe dans la forêt, La verdure (1935 - 1942/43). Ne pas manquer d’admirer La Blouse roumaine, dont les broderies en diagonale construisent le tableau. Enfin les six dessins : Femme assise, offerts par Matisse à Lyon en 1943.

La visite s’achève sur les « Intérieurs » peints à Vence dès le printemps 1947 (Grand Intérieur rouge - 1948) et sur quelques études préparatoires pour la décoration de la chapelle du Rosaire à Vence, l’ultime chef-d’œuvre de Matisse.

Une exposition remarquable d’un grand artiste français dont les peintures, les dessins et les sculptures, étroitement liés par leur style, constituent une œuvre immense qui a dominé le XXe siècle.

Musée des Beaux-Arts de Lyon, jusqu’au 6 mars




Brigitte ROUSSEY
Journaliste

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