Regard sur l'actu

Samedi 20 octobre 2012 à 1h00

Exposition - Les quatre expositions du Musée d’Art Contemporain de Lyon

La Monte Young & Marian Zazeela, Dream House, 1990 (© Blaise Adilon)

  • La Monte Young & Marian Zazeela, Dream House, 1990 (© Blaise Adilon) Grande illustration actu
  • La Monte Young & Marian Zazeela, Dream House, 1990 (© Blaise Adilon) Grande illustration actu
  • La Monte Young & Marian Zazeela, Dream House, 1990 (© Blaise Adilon) Grande illustration actu
  • La Monte Young & Marian Zazeela, Dream House, 1990 (© Blaise Adilon) Grande illustration actu
  • La Monte Young & Marian Zazeela, Dream House, 1990 (© Blaise Adilon) Grande illustration actu
  • La Monte Young & Marian Zazeela, Dream House, 1990 (© Blaise Adilon) Grande illustration actu
  • La Monte Young & Marian Zazeela, Dream House, 1990 (© Blaise Adilon) Grande illustration actu

Le MAC de Lyon s’est toujours intéressé aux liens qui peuvent exister entre l’art visuel et l’art musical. Sa présentation actuelle du musicien américain John Cage et de ses émules perpétue cette orientation. Cage est un artiste majeur du XXe siècle qui a influencé toute une génération d’artistes dont certains sont présents dans la collection [...]

Le MAC de Lyon s’est toujours intéressé aux liens qui peuvent exister entre l’art visuel et l’art musical. Sa présentation actuelle du musicien américain John Cage et de ses émules perpétue cette orientation. Cage est un artiste majeur du XXe siècle qui a influencé toute une génération d’artistes dont certains sont présents dans la collection du musée, comme George Brecht, La Monte Young ou Allan Kaprow.

Les quatre expositions sonores et visuelles se déroulent sur trois niveaux, celle consacrée à John Cage étant la plus importante. Les deux premiers étages présentent l’oeuvre écrite et jouée de John Cage (1912- 1992), soit 14 oeuvres majeures, accompagnées de celles de son élève George Brecht (1926- 2008). « Dream House » de La Monte Young occupe sur 500 m2 tout le troisième niveau. Les deux installations monumentales du designer américain Richard Buckminster (1895- 1983) sont présentées à l’extérieur du musée, face au parc de la Tête d’or.
Dès l’entrée dans l’exposition, le visiteur est plongé dans une ambiance musicale et lumineuse. « Cage’s Satie » de John Cage est une composition musicale qui se regarde et qui s’écoute. Grand admirateur du compositeur Erik Satie, Cage lui rend hommage au-travers de textes poétiques, de pièces radiophoniques et de théâtre, d’installations, de sculptures sonores et d’instruments musicaux. La grande salle diffuse plusieurs pièces musicales que John Cage a écrites à partir de partitions de Satie. Douze morceaux sont diffusés dans l’espace qui est un véritable haut parleur composé de 120 excitateurs transmettant les sons par réflexion et par réverbération. Cette technique très poussée évite la cacophonie en permettant l’écoute tout en se déplaçant dans les différentes zones programmées : des oeuvres majeures comme « Extended Lullaby » ou « Lettres à Erik Satie ». Des vidéos montrent des ballets dansés sur les musiques de Cage.

« Dream House », une oeuvre ensorcelante

Dans le hall du musée et au deuxième étage, l’on peut voir quelques oeuvres de l’Américain George Brecht qui a été un élève de John Cage dans les années 1958-59. Ce dernier s’intéresse aux liens plus ou moins visibles que l’on peut trouver entre l’art et la vie. L’exposition réunit des partitions et des events qu’il a réalisés dès 1963. Ces events expérimentaux sont vus autant qu’écoutés et engagent un dialogue avec les spectateurs : « Chair Event » 1960 – « Chair Event » 1968 – « Yellox Event »… Le musée possède un ensemble unique de 26 events ainsi qu’une centaine de partitions de l’artiste.
Arrivé au troisième niveau, le visiteur pénètre dans une salle immense, lumineuse et sonore, enveloppée d’effluves d’encens. La lumière mystérieuse violette qui baigne l’espace est complétée par la diffusion de sons répétitifs lancinants. Il est recommandé de se déchausser avant de déambuler dans « Dream House », une oeuvre ensorcelante qui invite à la méditation et le déplacement, aussi infime soit-il, déclenche des modulations musicales très minimalistes. A la fois espace, son et lumière, l’oeuvre mythique Dream House des Américains La Monte Young (1938) et Marian Zazeela (1940) est entrée par donation en 2007 dans la collection du musée.

Une muséographie réussie

En sortant du bâtiment, il ne faut pas manquer les deux dômes de l’architecte designer américain Richard Buckminster Fuller. « Bear Island Dome » 1965 et « Great Circle Dome » 1960 ont été reconstitués pour la 11e Biennale de Lyon, « Une terrible beauté est née ». Ce sont deux coques dont la structure géométrique est dérivée de l’invention majeure de l’artiste : le dôme géodésique, aux nombreuses applications. Ces dômes peuvent être considérés comme « des projets architecturaux, des formes utopiques, des oeuvres d’art, des sculptures ou simplement des structures ».
Une exposition remarquablement documentée à la muséographie très réussie. Il faut prévoir au moins deux heures pour écouter et apprécier toutes les oeuvres visuelles et musicales présentées. Des projections-débats, des conférences et des concerts-performances complètent ces quatre expositions.

Brigitte Roussey


Musée d’Art contemporain de Lyon, cité internationale,
81, quai Charles-de-Gaulle à Lyon 6e.
Du mercredi au dimanche de 11 h à 18 h.
Jusqu’au 30 décembre.

VN:F [1.8.4_1055]

Notez cet article

Réagissez

Laissez des commentaires via le formulaire ci-dessous

Réagir à cet article

Annonces légales et informations commerciales

Publiez une annonce

Consultez

Abonnement

Papier

Pdf

Ventes
aux enchères

Consultez

Sondage

Que pensez-vous du nouveau site du Tout Lyon?

Voir les résultats
Chargement ... Chargement ...