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60 000 rebonds renforce sa présence en Auvergne-Rhône-Alpes

le 02 juin 2017 - Severine RENARD - Economie

60 000 rebonds renforce sa présence en Auvergne-Rhône-Alpes
CEG Studio - Guillaume Mulliez a pris la succession de Philippe Rambaud, fondateur de 60000 rebonds, à la présidence de l'association

L'association soutient les entrepreneurs qui ont fait faillite pour qu'ils prennent un nouveau départ. Dans la région, 80 entrepreneurs ont été accompagnés en 2016.

Avec 60 000 entrepreneurs qui font faillite en moyenne chaque année en France, l’association 60 000 rebonds a fort à faire. « Notre rôle est de tendre un filet en bas de ces trapézistes entrepreneurs », compare Guillaume Mulliez. Le président de 60 000 rebonds insiste sur le traumatisme de ces chefs d’entreprise qui ont vécu l’échec. Pour les aider à rebondir, l’association leur propose de rompre l’isolement et de construire un nouveau projet professionnel. « 40 % s’orientent vers un emploi salarié et 60 % créent une nouvelle entreprise. Leur accompagnement varie de 6 à 18 mois selon le projet choisi », précise Guillaume Mulliez. Le soutien se matérialise par une réunion mensuelle, un accompagnement par un coach pour analyser l’échec et un accompagnement par un parrain entrepreneur et des experts pour cadrer le projet de rebond et ouvrir le réseau.

Alors qu’elle n’accompagnait encore que 20 entrepreneurs en Rhône-Alpes en 2015, l’association a suivi 80 entrepreneurs en 2016 et souhaite en accueillir 150 cette année. Le réseau s’est donc développé avec l’ouverture de nouvelles antennes. Trois groupes sont en activité à Lyon, un groupe a ouvert à Grenoble fin 2015, et un autre s’est implanté à Valence fin 2016. L’association vient également d’entrer en activité à Annecy et prépare des implantations à Bourg-en-Bresse, Saint-Etienne et Clermont-Ferrand.

Ce maillage est nécessaire pour être au plus près des entrepreneurs en souffrance. A l’image de Catherine Fortier qui a bien rebondi. « Ma menuiserie bois a été liquidée suite à un gros impayé et au départ du chef d’atelier en raison d’une maladie. Le Tribunal de Commerce a accepté mon rachat d’actifs et j’ai pu ouvrir ma menuiserie collaborative à Corbas », raconte-t-elle. Un nouveau départ possible grâce à 60 000 rebonds qui l’a aidée « à digérer la liquidation, à construire son business-modèle et à préparer ses entretiens avec la banque ». Mon atelier partagé a ouvert ses portes en janvier dernier et, avant ça, avait été distingué du Prix Etincelle dans le cadre du concours LVE 2016.

Pour poursuivre son action, l’association a bien sûr besoin de bénévoles. « En Auvergne-Rhône-Alpes, 180 bénévoles, chefs d’entreprise, cadres dirigeants et experts, donnent de leur temps », souligne Guillaume Mulliez.



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