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Démographie : La périphérie au détriment de la ville

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Démographie : La périphérie au détriment de la ville

Les statistiques de l'Insee le prouvent, les villes, quelles que soient leur taille, concentrent la majorité de la population. Dans le détail, au sein de l'aire d'influence urbaine, la périphérie grossit au détriment du centre-ville.

L'Insee Auvergne-Rhône-Alpes, en collaboration avec le Conseil économique, social et environnemental régional vient de publier une étude sur les évolutions démographiques des villes moyennes de la région à l'horizon 2050. L'Institut considère comme ville moyenne un pôle de moyenne ou grande aire urbaine comptant plus de 5 000 emplois et une population inférieure à 150 000 habitants. Premier constat : le vieillissement des villes moyennes. Les aires d'influence des 35 villes moyennes de la région abritent près du quart de la population régionale. Elles ont gagné dans leur ensemble 148 800 habitants depuis 1999 (+ 0,6 % par an). Les habitants ont tendance à s'installer davantage en périphérie de ces villes, au détriment de la ville-centre. Le vieillissement de la population française à l'horizon 2050 est plus marqué dans les villes moyennes.

L'étude montre ensuite l'attractivité des villes du sud et de la périphérie des grandes aires urbaine. L'attractivité résidentielle propre au sud de la Drôme et de l'Ardèche bénéficie notamment à Montélimar et Aubenas. La proximité des grandes villes comme Genève, Lyon, Chambéry, Grenoble et Saint-Étienne bénéficie aux villes de Thonon-les-Bains, Bourg-en-Bresse, Albertville, Saint-Marcellin et Montbrison. Grâce aux migrations résidentielles, ces villes devraient conserver une forte croissance démographique d'ici 2050.

On note un rajeunissement des villes de l'est et au sud de Lyon. En effet, onze villes moyennes à population jeune ont connu un essor démographique important entre 1999 et 2013. Il s'agit de Valence, Mâcon, Vienne, Cluses, Romans-sur Isère, Chalon-sur-Saône, Annonay, Tarare, Pierrelatte, Bourg-Saint-Maurice et Sallanches.

L'avenir démographique de certaines de ces villes se jouera principalement sur leur capacité à attirer de nouveaux habitants. Seules les migrations résidentielles permettent à des villes comme Vichy, Le Puy-en-Velay ou Saint-Flour de croître modérément, attirant plutôt des retraités et des actifs de plus de 40 ans. Roanne, Thiers, Moulins, Montluçon et Aurillac cumulent manque d'attractivité et vieillissement de la population, mais un futur retournement de la tendance migratoire n'est pas à exclure.




Eric SEVEYRAT
Journaliste

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