Fermer la publicité

Apprentis Sages

le 29 juillet 2017 - Laurent ODOUARD - Editos-Billets

La comparaison fait froid dans le dos.

En milieu de semaine, devant l’ampleur des incendies qui ravagent le sud-est de la France – les plus dévastateurs depuis 2003 –, une estimation de la superficie brûlée au cours des derniers jours a été effectuée. Résultat : près de 7 500 hectares sont partis en fumée. L’équivalent de la superficie de… Lyon, Villeurbanne et Vénissieux, réunies.
Flambée de violences de l’autre côté de la Méditerranée avec la crise dite des portiques. L’embrasement total a cependant été évité de justesse. Les portiques, installés aux entrées de l’esplanade des Mosquées, à Jérusalem, après l’assassinat de deux policiers israéliens et qui ont généré des oppositions virulentes, meurtrières même, entre juifs et arabes, ont été retirés. Fustigés par les autorités palestiniennes, qui voyaient dans ces détecteurs de métaux une volonté insidieuse d’Israël d’accroître son contrôle sur le lieu saint. Un épisode de violence itératif au sein d’une Jérusalem où les acharnés de la paix éprouvent les pires difficultés à se faire entendre.
Lui est chevalier dans l’ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Le sénateur centriste Michel Mercier va, sur proposition du président du Sénat Gérard Larcher, intégrer le Conseil constitutionnel. L’ex-ministre de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire, qui siégera rue de Montpensier jusqu’en 2022, remplacera Nicole Belloubet, actuel garde des Sceaux, un poste que Michel Mercier connaît bien pour l’avoir occupé dans le gouvernement Fillon III. Membre au Sénat de la commission des lois constitutionnelles, Michel Mercier, à propos duquel François Bayrou n’a jamais tari d’éloges, l’entourant d’épithètes laudateurs – « fin », « intelligent », « pragmatique » –, décrypte cette mission de « Sage » comme le couronnement de quatre décennies de vie politique. Rusé, Gérard Larcher raye surtout de la liste des prétendants à la présidence du palais du Luxembourg, un potentiel rival ! Si son parcours et ses états de service plaident en sa faveur, force est d’admettre que cette nomination ne fait pas l’unanimité. La proximité avec le président Macron n’est sans doute pas étrangère à cette défiance.
Omniprésent sur le terrain – notamment à Saint-Etienne-du-Rouvray pour l’hommage au père Hamel égorgé il y a un an dans son église – et dans la rubrique people – comme en témoignent ces rencontres avec Bono, le chanteur de U2, venu parler de la pauvreté en Afrique, ou Rihanna, autour de l’éducation des enfants dans les pays en voie de développement –, Emmanuel Macron a exhumé de ce début d’exercice, tavelé de contumélies adressées aux inexpérimentés élus LREM, une bonne nouvelle. Elle se dessine sur le front de l’économie, puisque le chômage (catégorie A) recule légèrement en juin, premier mois complet du quinquennat. Cette courbe décroissante est doublée d’une seconde, moins flatteuse pour le président Macron. En effet, sa côte de popularité s’érode. La fin de l’état de grâce ? Même les plus sages faillent souvent en bon chemin…



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide