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Ironie

le 27 avril 2017 - Julien THIBERT - Editos-Billets

Ironie

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« Il faut moins craindre l’intelligence artificielle que la stupidité naturelle » ironisait récemment sur les ondes le prospectiviste Joël de Rosnay. A quelques jours du salon Innorobo de Paris, fondé par le Lyonnais Bruno Bonnel, le débat devenu récurrent sur la crainte que les machines « humanisées » puissent un jour supplanter l’homme, s’intensifie avec les innovations toujours plus stupéfiantes et pour certains, troublantes.
Que penser alors de ce mannequin évolutif et connecté lancé par la société drômoise Euveka ?
Tour de hanche ou de poitrine, longueur de buste, largeur d'épaule, profondeur de bonnet... Ce mannequin varie ses tailles à la demande, du 36 au 48. C’est du sérieux ! En premier lieu pour l’ensemble des filières textiles dans l’optimisation de la conception et de la production des (sous) vêtements.
Et que dire de nos téléphones et leurs applications intelligentes baptisées Siri ou Bixby, capables au son de notre voix d’appeler l’un de nos contacts ou de lui écrire, et qui sauront nous raconter leurs blagues et même nous remercier si nous les trouvons drôles ?
Interagir avec une machine de manière aussi ténue va sans nul doute envahir notre quotidien plus rapidement qu’on ne le croit, mais qu’on se rassure, tant que nos amis robots ne manieront pas l’ironie, figure de style et signe distinctif d’une société humanisée, que l’homme maîtrise à merveille, la fusion de nos deux mondes n’est pas prête de s’amorcer. Merci M. de Rosnay !



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