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PROCÈS BARBIE : 30 ANS DE DEVOIR DE MÉMOIRE

le 10 juillet 2017 - Texte et photos Michel Godet - Actualité

PROCÈS BARBIE : 30 ANS DE DEVOIR DE MÉMOIRE
©M.Godet

Dans le cadre des 30 ans du procès Klaus Barbie (du printemps 2017 au printemps 2018), ponctuée de nombreuses manifestations, conférences et autres expositions, la Cour d'appel de Lyon, son premier président, Régis Vanhasbroock et sa Procureure générale Sylvie Moisson avait organisé le 3 juillet dernier une soirée commémorative.

Empreinte d’un profond recueillement, mais aussi de beaucoup d’émotion, cette commémoration a réuni près de 400 personnes, dont plusieurs étaient présentes dans la nuit du 3 au 4 juillet 1987, mémoire d’une triste actualité portant sens à l’histoire.

Beate et Serge Klarsfeld

C’est le 11 mai 1987 qu’a débuté le procès, dans une salle des pas perdus de la Cour d’assises du Rhône spécialement réaménagée, de celui que d’aucuns ont appelé le boucher de Lyon. Un procès de plus de deux mois auquel ne participera que trois jours Barbie, avant d’être condamné coupable de 17 crimes contre l’humanité.

Extradé de Bolivie en février 1983, le Chef de la Gestapo de la région lyonnaise, Klaus Barbie a été le premier à avoir été jugé pour crimes contre l’humanité en France, pour la rafle de 86 juifs rue Sainte-Catherine, au siège lyonnais de l’Union générale des israélites de France (février 1943), pour celle de 44 enfants juifs et sept encadrants dans la "colonie" d’Izieu (Ain) en avril 1944 et pour l’organisation d’un convoi de Lyon à Auschwitz le 11 août 1944.

Jean-Olivier Viout et Alain Jacubowicz, président de la Licra

A droite Francis Kalifat, président du Crif national

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, il mourut en prison quatre années plus tard (25 septembre 1991).
Trente ans après un verdict historique d’un procès hors normes, d’une grande sobriété, la soirée commémorative s’est articulé autour des propos du Premier président et de la Procureure générale, mais aussi d’intermèdes musicaux et de la déclamation de deux jeunes comédiens, sans oublier de nombreux extraits du procès, l’un des rares a avoir été intégralement filmés à des fins d’archives judiciaires avec ceux de Touvier et de Papon.

Et la Procureure générale Moisson d’abonder devant entre autres Serge et Beate Klarsfeld : « Que la mémoire douloureuse de notre société puisse éclairer le chemin des générations présentes et futures, pour toujours défendre ardemment la prévention des crimes le plus graves et refuser l’impunité de leurs auteurs ».

Le Premier président, Régis Vanhasbrouck et la Procureure générale Sylvie Moisson

Au violon, Pierre Lisca-Beaurenaut. Les comédiens, Hugo Boulanger (à gauche) Eva Blanchard (à droite)

A droite Nicole Bornstein, présidente du Crif Rhône-Alpes

Le préfet d'Auvergne-Rhône-Alpes Henri-Michel Comet, deuxième en partant de la droite



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