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Adjugés sous le marteau d'Ivoire !

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Adjugés sous le marteau d'Ivoire !
La commode d'époque Louis XV était quand même disputée jusqu'à 14 760 EUR

Belles séries de ventes ce mois de juin à Lyon Presqu'île sous le marteau de Maîtres Antoine Bérard et François Péron. Retour en images sur quelques résultats notés parmi ces ventes aussi bien en matière de mobilier que de bijoux, tableaux et autres œuvres issues des Arts Décoratifs du XXème siècle.

Premier gros plan sur la vente du 10, vente au cours de laquelle étaient principalement dispersés du mobilier et des tableaux anciens. Bien que la période ne soit pas vraiment au beau fixe pour tout ce qui concerne le mobilier ancien, on note toutefois un regain d'intérêt notoire pour des pièces évidemment de grande qualité. Etait ainsi proposée une large commode de forme tombeau en marqueterie de bois de rose à riche ornementation de bronze dorés et dessus de marbre brèche rose. Logiquement attendue selon les cours actuels du marché entre 4 500 et 6500 €, cette superbe commode d'époque Louis XV était quand même disputée jusqu'à 14 760 € (frais compris).

Précédemment au catalogue, une importante console à gibier de style Régence estimée entre 3 500 et 5 000 € trouvait preneur à 9 225 € (frais compris) tandis qu'un ensemble de bibliothèque de style gothique composé d'une bibliothèque et d'un bureau dépassait largement son estimation établie entre 2000 et 3 000 € pour être finalement adjugé 10 255 € (frais compris). Dans la même vente enfin, la « Déploration du Christ », tableau de l'Ecole Française de la seconde moitié du XVIIè siècle, doublait lui aussi son estimation annoncée entre 3000 et 5000 € avec une adjudication frais compris à 10 455 €.

Tableaux modernes et contemporains pour suivre lors de la vente du 12, toujours sous le marteau de Maîtres Bérard et Péron. Très attendue, la « Fresque de Bagneux, 1868 » de Louis Janmot confirmait tous les espoirs portés avec une adjudication frais compris à 20 295 € mais la très bonne surprise venait d'un artiste local puisque « Marie pensive » et « Jeune femme, les bras crosiés », deux pierres noires et sanguines sur papier de François-Joseph Guiguet, étaient respectivement enlevées à 4 305 et 4 920 €  pour des estimations annoncées entre 300 et 500 € pièce.

La « Fresque de Bagneux, 1868 » de Louis Janmot

Et pour rester dans le régional, belle confirmation de la cote de Victor Charreton avec les 9 348 € portés par un amateur sur « Neige en plaine au soleil », une huile sur finette répertoriée au catalogue raisonné de Robert Chatin.

Diamants 1,8 cts

Quelques heures avant, même lieu, même marteau, mais public différent puisqu'étaient dispersés des bijoux anciens et modernes. A noter la présence au catalogue de plusieurs diamants sur papier toujours très intéressants à suivre dans leur adjudication pour situer le cours de cette pierre précieuse. En début de catalogue, on notait ainsi un diamant de taille radiant couleur J, classé VS1 et pesant 2,15 cts pour lequel une enchère à 7 626 € a été déposée tandis que quelques numéros plus tard, un autre diamant cette fois de taille brillant en couleur D mais de pureté VVS1 et pesant 1,80 cts trouvait lui acquéreur à 15 744 € (frais compris). Plus parlant à l'imagination, un collier de perles présumées fines s'envolait à 15 990 € (frais compris) tandis qu'une parure en or jaune composée d'un bracelet et d'un collier par Van Cleef and Arpels changeait de propriétaire pour une adjudication à 16 974 € (frais compris).

« En sortant de l'opéra », un bronze chryséléphantin

Clap de fin pour ces grandes ventes le jeudi 22 juin avec en bouquet final pour le Groupe Ivoire une vente consacrée aux Arts Décoratifs du XXè siècle. Au chapitre des gros résultats, un plat ovale en argent sterling martelé par Goudji Amachoukeli laissait loin derrière lui son estimation établie entre 8 000 et 12 000 € pour être finalement adjugé 22 140 € tandis qu' « En sortant de l'opéra », un bronze chryséléphantin de Demeter Chiparus était disputé jusqu'à l'enchère de 10 381 € (frais compris).

Beau succès pour les bronzes animaliers avec d'abord les 7 257 € atteints par une « panthère marchant » de Roger Godchaux mais surtout les 21 894 € (frais compris) portés par un amateur sur un superbe « Eléphant arrachant une souche », bronze à patine verte nuancée de Gustav Hierholtz.




Philippe JAYET
Journaliste

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