Fermer la publicité

"Best of", le festival qui brille

le - - Spectacle vivant

"Best of", le festival qui brille
Thierry Chassepoux - Marie Vialle

Il y a des spectacles qui font date, qui restent à jamais dans les mémoires. Le festival Best Of a décidé d'en rassembler quelques uns qui ont marqué les esprits aux Subsistances, pour que les jeunes générations puissent les découvrir et que les autres puissent les revoir.

Ainsi ce festival Best Of qui porte bien son nom, lancé la saison dernière, honore les artistes qui ont montré ici des pièces importantes, tant dans leur parcours que de manière générale. Il faut dire que la direction des Subsistances a le chic pour dénicher les jeunes pousses qui deviendront des arbres, des trublions qui se transforment en comètes à commencer par Sophie Perez et Xavier Boussiron, David Bobée pour ne citer qu'eux. L'année dernière c'étaient les désormais incontournables Chiens de Navarre avec Quand je pense qu'on va vieillir ensemble, devenu culte depuis, Phia Ménard et son incroyable P.P.P., ou encore Brigitte Seth & Roser Montllo Guberna et leur impayable ¡Esmérate!

Cette année Marie Vialle ouvre le festival avec la reprise de Le nom sur le bout de la langue, un solo composé de trois textes écrits et offerts par Pascal Quignard (s'il-vous-plaît) montré en 2006 aux Subsistances qui annonçait une collaboration fructueuse avec l'écrivain. En effet, elle a depuis monté deux autres textes de Quignard, dont un duo avec lui et deux corbeaux, créé en Avignon à l'été 2016, La rive dans le noir.

Puis le public aura droit à la reprise des Inconsolés de Alain Buffard (voir encadré) mais gageons que la reprise événement sera sans aucun doute celle de L'homme de Hus de Camille Boitel. Non seulement, cette pièce est irrésistible de drôlerie mais surtout, il ouvrait la saison inaugurale des Subsistances en janvier 2004.

L'artiste qui s'est fait connaître avec ce spectacle s'était « promis de ne plus le jouer, par peur de le trahir (...). C'est après quelques nuits d'insomnies à le rejouer dans les méandres de (sa) mémoire, dix ans après, qu 'il a pris la décision brusque de le retrouver. » Pour le plus grand plaisir des spectatrices et spectateurs.

Les Subsistances, du 8 au 25 novembre, www.les-subs.com

Les inconsolés

Créé aux Subsistances en janvier 2005, Les inconsolés marque un tournant dans le travail du chorégraphe disparu en 2013. Sans doute son plus beau spectacle, il prenait totalement à rebours la critique et le public par son esthétique expressionniste et son goût exacerbé du lyrisme.

L'un des chantres de la non-danse française effectuait un virage à 180° en prenant appui sur l'écriture de l'écrivain américain James Purdy. Avec la mémoire et le poème de Goethe chuchoté au début du spectacle comme support, Alain Buffard délivrait une somptueuse réflexion sur le souvenir, le désir et la mort.

Remontée à l'occasion de la donation de son fonds documentaire au Centre national de la danse, cette reprise s'inscrit dans le cadre d'un colloque Alain Buffard (qui s'est tenu en octobre au CND), dont on mesure seulement aujourd'hui l'importance et l'influence artistique... À ne pas manquer. 14 au 16 novembre.




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Le Tout Lyon Hebdomadaire régional à dominante économique

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide