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BMW Série 5 : luxueuse, futuriste et sportive

le 23 mars 2017 - Philippe HERVIEU - Automobile

BMW Série 5 : luxueuse, futuriste et sportive

Sans chercher à révolutionner la recette de la routière cossue qui a construit le succès de la Série 5, sa septième génération séduit néanmoins autant par ses équipements futuristes et sa sportivité.

Dernier aboutissement d'une longue lignée de modèles qui remonte à 1972, la nouvelle Série 5, septième du nom, marque franchement l'écart avec sa devancière au niveau de ses équipements d’avant-garde. En trop grand nombre pour être détaillés ici, quoique plus souvent en option qu'en série, ils changent néanmoins la donne. À l'instar de la commande qui exécute les ordres à partir des gestes codés du conducteur (260 €). Aussi bluffant, on peut carrément sortir de la « 5 » pour la garer de l'extérieur - en créneau ou en bataille - à partir de la télécommande (avec le pack Innovation, 1 520 € à partir du niveau 2). Ultra connectée, elle peut aussi avancer toute seule dans les embouteillages, et le reste à l'avenant !

Mais du côté de la technique purement automobile, cette routière forcément ultra équipée se montre aussi à la pointe en s'allégeant d'un quintal par rapport à sa devancière. Notamment grâce aux portes et capots en aluminium, avec même une pincée d'éléments en magnésium. Mesurant 4,93 m, la nouvelle « 5 » optimise d'un poil ses dimensions (+ 29 mm en longueur), pour devenir encore plus habitable qu'avant. Et avec un coffre agrandi de 10 litres.

Libérant toutes de jolies puissances, ses motorisations essence (4 cyl. 530i 252 ch - à partir de  54 700 €, 6 cyl. 540i 340 ch et V8 M550i 462 ch) ou diesel (4 cyl. 520d 190 ch - à partir de 46 350 €, et 6 cyl. 530d 265 ch) parviennent également à bien contenir leurs émissions de CO2 dans les normes, au point d'éviter le malus aux deux diesel d'accès ! Hormis la 520d, en boîte 6 vitesses, la BVA 8 rapports est généralisée.

Cette ode à la technologie est parachevée par un châssis spécialement affûté, qu'il soit à propulsion (aux roues arrière) ou à transmission intégrale xDrive. Mieux : tous les modèles peuvent bénéficier d'une direction active intégrale à 4 roues directrices (1 900 €), garante d'une agilité comportementale hors du commun.

Au volant, la 530d xDrive est à l'évidence taillée pour les longues étapes autoroutières, traçant même plus vite que son ombre si on ne la réfrène pas du pied droit. Heureusement, l'affichage tête haute (pack Innovation) colore en rouge l'indication de la vitesse dès qu’on en dépasse la limite autorisée  (avec le pack Advanced Safety, 2 850 €). En mode Comfort, la suspension active SelectDrive (1 350 € en base, 900 € en M Sport) donne un agréable moelleux d'amortissement, alors que la familiale de Münich accroche sereinement la trajectoire, toute source de bruit dûment filtrée.

Mais cette imposante berline, prochainement déclinée en break Touring, sait faire preuve d'une réelle sportivité pour peu que la route se mette à serpenter. Mode Sport en batterie, pour affermir liaison au sol et direction, tout en avivant encore un peu plus la réponse des 265 ch, la 530d xDrive  se pilote alors au doigt et à l'œil, virant bien à plat comme toute bonne dévoreuse d'asphalte, pour rester rivée sur la trajectoire voulue. Surtout avec la suspension active SelectDrive (1 350 € en Lounge, 900 € en M Sport) et/ou les 4 roues directrices.

En utilisation séquentielle, les 8 rapports de la boîte auto appuient sur l'instant les évolutions du 6 cylindres diesel 3 litres, avec l'apport des 620 Nm du couple maxi entre 2 000 et 2 500 tr/mn. Et au final, entre les 265 ch diesel de la 530d et les 340 ch essence de la 540i, la différence au volant s'avère moins importante qu'on pourrait le croire, ces deux là partageant - au-delà des chronos forcément à l'avantage de l'essence - un fort trait de personnalité comportementale. Inversement, la 530d s'est satisfaite durant l'essai d'une consommation oscillant entre 10 à 11 l./100 (et moins pied plus léger), contre 12,9 l./100 à la 540i… en contrepartie bien sûr d'un plaisir de conduite encore plus nourri.  

Une « 5 » hybride

 

S'il y a bien dans la gamme une 520d configurée EfficientDynamics minimisant le CO2 jusqu'à 102 g/km, il y a encore mieux avec la 53Oe iPerf 2 l. essence hybride de 252 ch en puissance cumulée. Donnée pour 1,9 l./100 et 50 km zéro émission aux normes, elle bénéficie d'un bonus de 1 000 €.

 



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