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Borg et Théa, un conte musical entre passé et futur au Théâtre de la Croix-Rousse

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Borg et Théa, un conte musical entre passé et futur au Théâtre de la Croix-Rousse
Michel Cavalca - Borg et Théa

À découvrir au théâtre de la Croix Rousse, la dernière création de la saison, Borg et Théa. Une collaboration fructueuse entre Jean Lacornerie, le trio la Soustraction des fleurs, le quatuor Bela et la Maîtrise de l'Opéra.

Pour sa nouvelle production, Jean Lacornerie, metteur en scène et directeur du théâtre de la Croix-Rousse, s'est associé avec deux formations musicales atypiques mais repérées sur les scènes d'ici et d'ailleurs. Le quatuor Bela et le trio La soustraction des fleurs. Deux formations avec un dénominateur commun en la personne de Frédéric Aurier, compositeur et violoniste qui se partage entre les deux. Pas étonnant donc que la rencontre ait eu lieu tout naturellement et que la volonté d'un opéra de poche ait germé dans les têtes, en complicité avec la Maîtrise de l'Opéra.
Soit un spectacle ludique et musical qui s'amuse à imaginer des histoires du futur, les contes et les mythes de demain. Il faut dire que Jean Lacornerie est passé maître dans les mises en scène musicales, lui qui en a fait désormais sa spécialité. En créant Borg et Théa, il associe avec brio la masse des vingt-cinq enfants de la Maîtrise, les six musiciens et la cheffe de choeur Karine Locatelli sur la scène. À l'aide d'une ingénieuse scénographie composée de grands pans de feuilles blanches qui deviennent tour à tour des cachettes, des éléments de décor, des supports de projections, l'histoire (parfois un peu mièvre, parfois très drôle, notamment dans le maniement des syllabes) prend des accents d'épopée et les voix cristallines des jeunes chanteuses et des jeunes chanteurs emportent les spectateurs vers de singuliers imaginaires. D'autant que la partition concoctée par la Soustraction des fleurs et le quatuor Bela mêle musique contemporaine pointue et airs français traditionnels, voix pures et sonorités étranges, donnant des accents anciens et contemporains. Des mélodies de la chanson française ancienne à la poésie sonore, il n'y a qu'un pas que les compositeurs franchissent allègrement, un folklore imaginaire qu'ils nourrissent mutuellement. Un joli conte musical à voir en famille !
G.V.P.
Théâtre de la Croix-Rousse, jusqu'au 17 mai, www.croix-rousse.com




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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