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Brown, Bel et Forsythe : une affiche scintillante pour le Ballet de l'Opéra

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Brown, Bel et Forsythe : une affiche scintillante pour le Ballet de l'Opéra
Jean-Pierre Maurin - Set & reset/reset de Trisha Brown

C'est la danse qui ouvre le bal à l'Opéra de Lyon. Et avec un programme relevé, si l'on peut dire. En effet, il n'y a guère qu'au Ballet de l'Opéra de Paris (et à celui de Lyon) que le public peut retrouver sur la même affiche des pointures telles que Trisha Brown, William Forsythe et Jérôme Bel.

Sans compter que le plus turbulent des chorégraphes français n'offre pas tant de créations aux grandes institutions même s'il l'a déjà fait pour l'Opéra de Paris avec Véronique Doisneau en 2004 et Tombe l'année dernière, et l'Opéra de Lyon (avec une reprise du célébrisssime The show must go on en 2007, également au répertoire de la Deutsches Schauspielhaus à Hambourg de 2000 à 2005). Ainsi va-t-on pouvoir (re)voir le magnifique et emblématique Set and Reset/Reset de la regrettée Trisha Brown tout comme le splendide The second detail de William Forsythe grâce à Jérôme Bel auquel l'Opéra a proposé une « carte blanche ».

Celui-ci, qui s'intéresse, à sa manière à l'histoire de la danse occidentale, considère en effet que Forsythe incarne le ballet académique du XIXe siècle (ou du moins qu'il en utilise le vocabulaire) tandis que Trisha Brown personnifie une certaine idée de la modernité du XXe siècle. Il veut tout naturellement s'inscrire dans cette continuité et pose la question à laquelle il n'a encore évidemment pas de réponse : comment danser le XXIe siècle ? « Comment (les corps des danseurs) bougent-ils à tel moment de l'histoire ? » Comment les chorégraphes cherchent l'émancipation des corps ?

Tentant de répondre à ces questions fondamentales, en faisant appel à l'ensemble des interprètes, il interroge également la notion de groupe, de cette micro-société qu'il peuvent représenter, notamment en s'emparant des problématiques de genre et de « race ». Des sujets brûlants qui devraient faire de cette nouvelle création la pièce la plus politique de celui qu'on a longtemps considéré comme le pape de la non-danse .

Opéra de Lyon, du 14 au 20 septembre, www.opera-lyon.com




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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