Fermer la publicité

ça danse au musée des Confluences

le 01 mars 2017 - Gallia VALETTE-PILENKO - Exposition

ça danse au musée des Confluences
Bertrand Stofleth - musée des Confluences - dans l'exposition Corps rebelles

Il est temps d'aller au musée des Confluences voir l'exposition Corps rebelles si ce n'est déjà fait. L'expo qui ferme ses portes le 6 mars prochain connaît une affluence majeure par son approche interactive et accessible.

Il faut dire que le musée des Confluences, en collaboration avec le musée des Civilisations de Québec (où l'exposition a été présentée en 2015) n'a pas ménagé sa peine. Il a confié le commissariat à Agnès Izrine, auteure de l'ouvrage La danse dans tous ses états paru chez L'Arche en 2002 et rédactrice en chef du blog Danser Canal historique pour remanier l'accrochage « à la française » et dédier plus 700 mètres carrés à la Danse contemporaine.
Un vocable qui inquiète le néophyte pour les connotations absconses qu'il implique. C'est d'ailleurs sans doute ce qui fait l'intérêt majeur de cette exposition, rendre accessible et même aimable un sujet dont le quidam peut penser qu'il est à la portée des seules spécialistes. À l'entrée, les curieux découvrent une brève chronologie de la danse contemporaine avant d'entrer dans une salle plongée dans la pénombre. Muni d'un casque dont les fréquences changent de sujet en fonction de leur situation dans l'espace d'exposition, ils peuvent déambuler à loisir dans six sections qui font vibrer la corde de l'émotion plutôt que celle du savoir pur.
De la « danse savante » à la « danse virtuose » en passant par la « danse vulnérable » chacun peut naviguer à sa guise, se plonger dans l'univers virtuose de Louise Lecavalier, chorégraphe et danseuse canadienne à la gestuelle affutée et complexe. Ou préférer celui de Raphaëlle Delaunay et son bouleversant témoignage sur la « danse d'ailleurs ». Ou encore celui de Cecilia Bengolea et François Chaignaud, sans doute parmi les chorégraphes les plus barrés du moment, et leur idée de la « danse savante, danse populaire ».
Enfin, il faut citer « Lyon, terre de danse », illustrée par Mourad Merzouki, l'enfant chéri de la danse hip-hop qui vient de fêter les 20 ans de sa compagnie. Sans oublier le formidable dispositif conçu pour découvrir la chorégraphie qui ouvre l'ère contemporaine, le Sacre du printemps, un espace à 360° où peuvent se visionner simultanément huit versions de la célèbre pièce de Vaslav Nijinski, sans doute la plus revisitée de toutes les chorégraphies, ici celle d'origine, ainsi que celles de Maurice Béjart, Pina Bausch, Marie Chouinard, Angelin Preljocaj, Heddy Maalem, Régis Obadia, et Jean-Claude Gallotta.
Corps rebelles permet d'appréhender toute la complexité de la danse contemporaine, sans s'enfermer dans des querelles de chapelle, de voir sa diversité et ses différences, sa liberté aussi. Elle propose davantage de dialoguer avec cet art que de le « comprendre ». Et de danser avec lui aussi puisque une expérience chorégraphique est proposée aux amateurs, avec Danser Joe, un extrait d'une pièce de Jean-Pierre Perreault et qu'on peut regarder les artistes au travail, lors des résidence ouvertes.
Gallia Valette-Pilenko
Musée des Confluences, jusqu'au 5 mars, www.muséedesconfluences.com

Le collectif ÈS pour la dernière résidence

Pendant toute la durée de l'exposition, des compagnies d'ici et d'ailleurs se sont succédées dans une petite salle sise à côté d'une installation de partitions de danse. Serge-Aimé Coulibaly y a peaufiné son dernier projet qui sera présenté les 10 et 11 mars à la Maison de la danse. Le collectif ÈS, jeune compagnie d'ici qui commence à se faire un nom sur la place lyonnaise, clôt la session. Trois jeunes gens (dans le vent) travaillent devant nous leur prochaine création, dont le plagiat sera le point de départ. Porté.es par une énergie communicative, Émilie Szikora, Sidonie Duret et Jeremy Martinez donnent à voir le processus de création de la pièce Jean-Yves, Patrick et Corinne que les spectateurs pourront découvrir le 10 octobre prochain au théâtre du Vellein à Villefontaine. À visiter !
du 28 février au 5 mars

 



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide