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Robin Marais : Cap sur la Route du Rhum 2018

le 20 avril 2017 - Agnès GIRAUD-PASSOT - Homme ou femme de la semaine

Robin Marais : Cap sur la Route du Rhum 2018

Skipper confirmé et passionné, le Lyonnais Robin Marais part à l'assaut d'une des courses légendaires à la voile, la Route du Rhum.

S’il n’est pas né sur un bateau, Robin Marais tire ses premiers bords dès son plus jeune âge, sur le bateau de son grand-père, en Méditerranée. Il se perfectionne au club de Saint-Germain-au-Mont-d’Or et aligne les régates, poursuivant son parcours en sport études voile à Aix-les-Bains puis au pôle France à Marseille. La cadence s’accélère et il amorce les courses au grand large, participant au tour de France à la voile à plusieurs reprises. Il a tout juste dix-huit ans lorsqu’il passe ses premières nuits en mer. Sa passion se confirme. « Je savais depuis longtemps que le bateau et la mer, ce serait ma vie. Là, j’ai eu envie d‘aller plus loin, de devenir navigateur professionnel.

J’ai découvert d’autres catégories de bateaux, comme le TP 52, un bateau de régate qui est l’antichambre de la coupe de l’America. »
Robin Marais hisse alors la grand voile et passe la vitesse supérieure. Il se perfectionne techniquement et physiquement et travaille pour une équipe néo-zélandaise à la construction d’un TP 52, à Valence en Espagne. Il navigue en gardant toujours le même cap : « Mon objectif, c’est la course au large en solitaire. » Il se sent prêt et effectue alors une traversée de l’Atlantique, seul sur un 6,50, un petit bateau sans moyen de communication à bord. « C’est l’école au sens marin de la course », affirme le navigateur. Il relie Douarnenez à la Guadeloupe en 28 jours et termine 13e au classement général d’une course qui compte 84 concurrents au départ et n’en a plus que 48 à l’arrivée. En 2016, il effectue la transat anglaise, et après avoir traversé cinq dépressions, il arrive en cinquième position à New-York au terme de 19 jours d’une course en solitaire dans des conditions extrêmes. Il a su affronter les éléments avec sérénité et combativité.


Le vent souffle de plus en plus fort dans le dos de Robin Marais qui n’a plus qu’une envie, continuer l’aventure. « Je suis tellement heureux en mer ! » Il veut aller au bout de ses rêves et naviguer sur un Class 40, un bateau de quarante pieds, pour réaliser une des courses les plus médiatiques, la Route du Rhum. Mais le défi est avant tout financier. « La partie immergée de l’iceberg, sans doute la plus difficile. Il faut lever un budget conséquent de 410 000 € », confie le Lyonnais. Alors avant de prendre le large, Robin Marais part à la recherche de sponsors et de soutiens pour financer ce grand projet en deux temps : la transat Jacques Vabre en octobre 2017 et la Route du Rhum en novembre 2018. Des petites courses, en double ou en équipage, viendront compléter le programme avant le départ à Saint-Malo, un événement international qui attire deux millions de personnes. « Aujourd’hui, le challenge est de viser la gagne au travers d’un sport qui porte des valeurs fortes comme le dépassement de soi, l’humilité, le respect de l’environnement, le contact avec la mer, la technologie. Je veux écrire une belle histoire mais je ne peux pas le faire tout seul. »

Agnès Giraud-Passot





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