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Edito : Cas d'école

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Edito : Cas d'école
Claude Truong-Ngoc

La cloche a sonné. Mais Emmanuel Macron n'effectuera pas une nouvelle année aux côtés des autres membres du gouvernement, ayant préféré déployer ses ailes afin de recouvrer sa liberté de parole, d'incarner un présidentiable en puissance et de mener, selon ses dires, « un nouveau combat ».

Fustigé par la classe politique au pouvoir, notamment par Manuel Valls qui lui reproche de « déserter », l’ambitieux ex-ministre de l’Economie se met En Marche pour 2017. Et il entend faire de la politique autrement, loin d’un « système » cannibalisé par les têtes chenues, dont il dit avoir touché les limites, marqué surtout par l’éternelle - et obsolète - opposition gauche-droite, arbitrée par le Front National. Cette démission a été saluée par Gérard Collomb, soutien affiché de l’ancien locataire de Bercy. Le sénateur-maire de Lyon, entré au conseil municipal de la capitale des Gaules en… 1977, année de naissance d’Emmanuel Macron, le pousse à être candidat à l’échéance suprême. Le son de cloche est différent du côté de Najat Vallaud-Belkacem, « dubitative sur le sens de cette démarche. Dans un moment si difficile pour les Français, quand on a ce privilège d'être dans l'action au gouvernement, comment peut-on démissionner ? ». La ministre de l’Education a cependant d’autres fers au feu, avec une rentrée scolaire sous tension, entre une réforme du collège qui fait grincer des dents et un contexte de menaces terroristes qui intime à l’exécutif de sécuriser les établissements de façon paroxystique, sans pour autant générer un climat anxiogène pour quelque 12 775 000 élèves. Parmi les nouveautés de 2016, outre le plan numérique qui tend à se généraliser et qui nécessitera d’importants moyens financiers et techniques, notons la réalisation, au terme du cursus de CE2, 6e et 3e, d’un bilan de compétences, destiné à évaluer la maîtrise, ou non, des champs d’apprentissage du socle, le degré d’acquisition des connaissances ainsi que la progression de l’élève. A l’instar des élèves, Najat Vallaud-Belkacem sait qu’elle devra établir, au printemps prochain, son propre bilan. L’occasion alors de décerner les lauriers ou les mauvais points. A chaque jour suffit sa peine, alors que se profilent déjà des grèves à l’initiative de syndicats, préoccupés du devenir de la maison Education, tombant inexorablement de Charybde en Scylla. Des soucis en perspective pour la ministre. Pour la rassurer, exhumons cette citation : « Changer de soucis fait autant de bien que prendre des vacances » !




Laurent ODOUARD
Journaliste

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