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Stationnement et spectacle vivant dans le collimateur de la chambre régionale des comptes

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Stationnement et spectacle vivant dans le collimateur de la chambre régionale des comptes
DR - La gestion communale du stationnement fortement remise en cause

Après la présentation traditionnelle de son rapport d'activité annuel lors de sa rentrée solennelle, la chambre régionale a tenu à présenter dans la même semaine, des travaux dans lesquels elle s'est particulièrement investie et qui ont contribué au rapport public annuel de la Cour des comptes au national. Deux sujets : le stationnement urbain et le spectacle vivant.

La présidente Catherine de Kersauzon et ses magistrat (e)s devaient relever des incohérences dans la gestion actuelle du stationnement payant sur les agglomérations passées au crible par la chambre, dont Lyon, Villeurbanne, Chambéry... Des tarifs peu attractifs (comprenez trop chers) pour les usagers des parkings payants (souterrains ou non). De sorte que les automobilistes vont préférer les places de stationnement en surface, quitte à saturer l’espace et limiter le turn-over des places.

Conjuguez à cela le manque de contrôle efficace et régulier que note la chambre, et l’on parvient à une politique du stationnement quelque peu désordonnée, avec une moyenne de… 10 à 20 % ( !) de paiement spontané en bornes parc-mètre. Le manque à gagner est évident.

La dépénalisation (prévue par l’Etat) des amendes qui deviendraient des « redevances » gérées par les communes, pourra-t-elle se substituer à ce que la chambre des comptes nomme « Le chaînon manquant de la mobilité » ? Les communes devraient alors être plus incitées à recouvrer les montants du stationnement et des amendes. Ces dernières passant aujourd’hui par un reversement indirect de l’Etat.

Selon la chambre, le problème le plus central dans la gestion du stationnement vient de la double vitesse entre les villes qui ont la compétence stationnement (le maire la compétence police) et les métropoles et agglomérations qui ont la compétence des plans de déplacement urbain (PDU).

Toutefois et malgré les politiques affichées des villes de réduire l’utilisation des voitures, la chambre ne note pas de diminution du nombre global de places de stationnement, mais une augmentation du nombre de places payantes. Villeurbanne par exemple, a vu croître de + de 300 % son quota de places payantes entre 2011 et 2016, passant de 1500 à 5000, occupant 20% des stationnements (35% à Lyon).

Dans une deuxième insertion, la chambre pointe la gestion du spectacle vivant : la chambre parle d’une « politique dynamique, avec un financement sous tension, et une gestion à rendre plus rigoureuse ». Selon les magistrats, les directeurs et cadres sont trop souvent tout en haut de l’échelle des salaires alors que les petits salaires sont trop souvent tout en bas des grilles des conventions collectives, les directeurs n’ont pas assez de cahiers des charges pour travailler, et l’emploi des intermittents est excessif (au détriment de l’Etat qui finance le système de chômage) et pourrait susciter des postes de non-intermittents.




Eric SEVEYRAT
Journaliste

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