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Cloisor s'ouvre au marché des particuliers

le 26 avril 2016 - Jacques DONNAY - Entreprise de la semaine

Cloisor s'ouvre au marché des particuliers
D.R.

En un peu moins de 20 ans, Cloisor s'est imposé sur le marché de la cloison amovible en développant des techniques innovantes. Après avoir conforté ses positions dans l'industrie et le tertiaire, l'entreprise souhaite maintenant se développer sur le marché des particuliers.

Créé à Genay en 1998, Cloisor est spécialisé depuis l’origine dans la fabrication et la pose de cloisons amovibles. Sur ce marché où les acteurs ne manquent pas, la TPE dirigée par Laetitia di Michele entend garder son indépendance en réalisant l’ensemble des opérations de A jusqu’à Z et en proposant régulièrement des nouveautés à ses clients. « Les choses ont beaucoup évolué depuis la création de l’entreprise par mon père : le produit, la technique, la clientèle et la technologie mise en œuvre également », confirme-t-elle.
Une évolution majuscule, qui est le fruit des innovations technologiques développées au sein de cette petite entreprise qui emploie 8 personnes. Fini le produit basique servant uniquement à délimiter des espaces. Aujourd’hui, Cloisor est en mesure de répondre aux besoins de ses clients sur un ensemble de critères techniques et technologiques, mais aussi esthétiques et acoustiques. « Nous commençons par comprendre le besoin de notre client ; que recherche-t-il : de la convivialité ou de la confidentialité ? Ensuite, nous proposons une solution en fonction de la réponse donnée », poursuit Laetitia di Michele.
Cette faculté d’adaptation a permis à Cloisor de s’imposer auprès d’une clientèle de professionnels qui s’est élargie au fil des années. Très présente dans l’industrie à l’origine, l’entreprise s’est progressivement installée sur le marché du tertiaire. « Aujourd’hui d’ailleurs, les deux univers pèsent pratiquement du même poids dans notre chiffre d’affaires, qui s’est établi à 1,5 M€ l’année dernière, souligne-t-elle. Ce n’était pas le cas il y a une dizaine d’années. Nous étions alors plus ostensiblement tournés vers l’industrie, où nous intervenions aussi bien pour créer des ilots de production que pour aménager des espaces de bureaux. »
En complément de cette activité tournée vers les professionnels, Cloisor développe également une offre destinée aux particuliers. « Nous travaillons notamment avec des architectes d’intérieur et des décorateurs, qui sont intéressés par nos gammes de produits esthétiques », détaille Laetitia di Michele. Depuis quelques années, Cloisor propose par exemple des cloisons vitrées dans lesquelles elle intègre du bambou végétalisé, voire d’autres plantes. « Nous avons aussi mis au point des cloisons vitrées qui deviennent opaques en appuyant sur un interrupteur, ce qui permet de crée des ambiances très confidentielles… », ajoute la gérante de l’entreprise.
Fort de ces innovations technologiques, Cloisor entend bien augmenter sensiblement à l’avenir la part de son activité réalisée avec les particuliers. « Cela pèse actuellement 5 % et nous ambitionnons d’atteindre le cap des 10 % à terme de 5 ans. Ce serait déjà bien, car nos cloisons aluminiums restent dédiées à une clientèle plutôt haut de gamme », conclut Laetitia di Michele.

Laetitia di Michele : « Un show room à Paris »

 

Est-il encore possible d’innover sur votre marché ?

Oui, il y a encore beaucoup de choses à faire, car les besoins sont très différents d’un client à l’autre. Certains, bien entendu, veulent avant tout répondre en urgence à des besoins d’aménagements. Dans ces cas-là, il n’y a pas de grosses contraintes de mise en œuvre. Mais il y a aussi des demandes très techniques. Certaines sont centrées sur l’esthétique, avec beaucoup de vitrage et peu d’opacité, tandis que d’autres privilégient les performances acoustiques, voire carrément de l’insonorisation. Pour faire face à cette multiplicité de besoins, nous cherchons à développer de nouveaux partenariats techniques.

Qu’entendez-vous par partenariats techniques ?

Nous travaillons déjà avec des fournisseurs comme les miroitiers, ou les négociants de matériaux, qui fabriquent des panneaux ou des revêtements de surface spécifiques. Nous sommes prêts à étudier de nouvelles collaborations pour faire évoluer nos produits.

Jusqu’où une TPE lyonnaise comme la vôtre est-elle susceptible d’intervenir ?

Nos clients sont principalement des Rhônalpins. Nous rayonnons en gros sur un territoire de 200 km autour de Lyon. Cela ne nous empêche pas, cependant, de faire du national, lorsque nos clients professionnels nous demandent de les accompagner sur des marchés plus éloignés parce qu’ils ont des agences dans d’autres régions. Pour faire face à cette extension de notre territoire d’intervention, nous allons d’ailleurs ouvrir un show-room avec des innovations technologiques sur le son, à Paris à l’été 2016. Il sera organisé sur le modèle de celui que nous avons déjà installé à Meyzieu.





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