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Elections municipales de Lyon : le modèle lyonnais vainqueur des urnes

le 18 juillet 2017 - Julien THIBERT - Collectivités

Elections municipales de Lyon : le modèle lyonnais vainqueur des urnes
Michel Godet

Parée d'émotion mais sans surprise aucune, la 16e élection municipale lyonnaise a vu la victoire de Georges Képénékian au poste de maire de Lyon (Elu avec 49 voix sur 70 suffrages exprimés). Succédant à Gérard Collomb, élu en 2001, le nouvel édile va poursuivre la route tracée par son prédécesseur, au moins déjà jusqu'au prochain scrutin en 2020, avant que peut-être les cartes ne soient rebattues politiquement. Trois ans pour parfaire sinon marquer de son empreinte la politique d'une ville mâtinée d'humanisme et de modernité qui s'érige depuis de nombreuses années en véritable modèle.

A une semaine d’intervalle, Gérard Collomb aura fait le plein d’émotions en quittant tour à tour l’assemblée métropolitaine et municipale suite à ses démissions successives de président de la Métropole et de maire de la ville de Lyon. Mais c’est bien dans la salle du conseil municipal que l’on a senti le ministre de l’Intérieur touché par cette passation de pouvoir, lui-même évoquant un « déchirement ».
« J’ai consacré une partie de ma vie à cette ville. Aujourd’hui, c’est avec des sentiments forts que je cède ma place. J’ai toujours gardé, même quand j’étais dans l’opposition, cette disposition à être constructif. Ce n’est pas le verbe ni l’incantation qui prévaut mais bien la réalisation » déclarait Gérard Collomb à l’issue du scrutin, passant ainsi la main, ému, à son successeur. Et ce dernier de lui mentionner : «  Je suis sûr que vous saurez être un excellent maire ».
Paré de son écharpe tricolore, Georges Képénékian, 67 ans, urologue de profession, prenait à son tour la parole dans un hémicycle acquis presque en entier à sa cause, tant l’ovation, par la quasi totalité des 72 élus municipaux présents (sur 73 au total)  aura été vive.
Saluant d’abord Stéphane Guilland, Denis Broliquier et Nathalie Perrin-Gilbert, qui s’étaient présentés, le nouveau maire de Lyon s’est d’abord adressé à Gérard Collomb : 
« Votre confiance m’honore. Elle m’oblige et elle m’engage. Je ne ménagerai ni mon énergie ni ma pugnacité pour en être digne. Je le ferai avec les valeurs de sincérité, d’humilité, qui sont les miennes, mais aussi avec fierté et enthousiasme. Pour ma part ce que je retiens de vous, et ce qui continuera de me guider dans cette mission nouvelle qui est la mienne, c’est la cohérence. Et cette cohérence trouve sa source dans une vision claire de ce qu’est l’action politique ».
Si on peut prêter à l’équipe Collomb élue en 2001 la mise sur orbite de  Lyon en tant que ville rayonnante et attractive, le principal intéressé n’oublie cependant pas de citer Raymond Barre et Michel Noir qui ont contribué aussi à faire grandir la ville lors de leur mandats respectifs. Mais finalement on peut remonter plus loin dans la l’histoire de la cité qui a connu des cycles d’évolution à chaque renouvellement municipal.
Et au-delà de ces cycles politiques, ce sont bien les réalisations concrètes qui donnent une dimension et une organisation territoriales à la mesure des ambitions d’une ville qui progressivement rentre dans les radars européens.
Les grands projet d’aménagement débutés au 18e siècle, sous l’impulsion des ingénieurs Morand et Perrache ont restructuré la ville à travers des lieux de centralité : Presqu’Île, Gerland, la Part-Dieu ou Confluence… Autant d’opérations urbaines insufflées qui rendent Lyon à la fois aussi singulière et exemplaire.

Julien Thibert





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