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Copi magistral par Marcial Di Fonzo Bo aux Célestins

le - - Spectacle vivant

Copi magistral par Marcial Di Fonzo Bo aux Célestins
Teatro Cervantes - Eva Peron de Copi, mise en scène de Marcial Di Fonzo Bo

Marcial Di Fonzo Bo est un habitué des planches du théâtre des Célestins. Il ouvrait la saison dernière avec Vera de Petr Zelenka. Voilà qu'il revient avec un spectacle événement, deux pièces de Copi jouées par des Argentins et créées à Buenos Aires en septembre dernier. Copi qui est longtemps resté interdit dans son pays d'origine, que sa famille a dû fuir pour échapper à la dictature.

Le directeur de la Comédie de Caen est un habitué du dramaturge franco-argentin. Il a d'ailleurs entrepris depuis 2000 une entreprise de réhabilitation de son œuvre en montant toutes ses pièces les unes après les autres. C'est sans doute une tradition dans la famille puisque la première française de Eva Peron, en 1970, fut jouée par l'oncle et la tante de Fonzo Bo, Facundo et Marucha Bo et bien chahutée alors.

Il a lui même interprété le rôle d'Eva Peron dans la pièce éponyme, et la reprend ici en lieu et place de Benjamin Vicuna qui tenait le rôle à Buenos Aires. Pas étonnant que Di Fonzo Bo s'intéresse de près à cette figure des années 70 et 80, symbole de la militance homosexuelle et figure démultipliée de l'image que tout le monde se fait de la « folle », mort du sida en 1987. comédien, auteur, dramaturge, illustrateur, et surtout grand contempteur de nos travers. À travers ces deux pièces, Eva Peron et L'Homosexuel ou la difficulté de s'exprimer, Di Fonzo Bo donne à voir un bel aperçu de l'art de Copi, à la fois totalement exubérant et purement minimaliste.

Le théâtre de Copi, dont on fêtera l'anniversaire de la disparition en décembre prochain, est à la fois drôle et caustique, grave et burlesque, extravagant et réaliste. Marcial Di Fonzo, qui connaît parfaitement son sujet n'a pas choisi les deux pièces par hasard pour le sacre de Copi en Argentine. La première, L'Homosexuel ou la difficulté de s'exprimer est d'une évidence implacable (compte tenu de la situation des homosexuels dans le monde), la seconde est un clin d'oeil puisqu'Eva Peron est une icône en Argentine et que la pièce la passe au vitriol... à voir, assurément !

Théâtre des Célestins, 16 au 18 novembre, www.theatredescelestins.com




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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