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Enchères : Les souvenirs du général Marchand ne quitteront pas la France !

le 07 mars 2017 - Philippe JAYET - Enchères

Enchères : Les souvenirs du général Marchand ne quitteront pas la France !
Epée d'honneur du commandant Marchand adjugée 16 000 EUR (hors frais) - Préemption de l'Etat Français

Haut les cœurs, ce mercredi 22 février ! La quasi-totalité des effets et écrits du général Marchand proposés aux enchères publiques a été préemptée par l'Etat.

Messieurs les Anglais, l'épée du général Marchand n'ira pas rejoindre une collection britannique ! Pas de vindicte personnelle dans ce propos, juste un peu de sel sur la mémoire de Fachoda, triste souvenir d'une humiliation nationale quelque part dans le sud du Soudan en 1898. Plus d'un siècle plus tard, ce morceau peu glorieux de l'histoire de France avait rendez-vous le mercredi 22 février chez de Baecque & Associés avec tous ceux, collectionneurs ou férus d'histoire, prêts à casser leur tirelire et faire chauffer leur carte bleue pour conserver à tous prix sur le sol français ces pièces d'uniformes, manuscrits et objets divers ayant appartenus au commandant Marchand, dont cette splendide épée offerte par les Français reconnaissants sur souscription du Journal La Patrie dès 1899.

Rapidement, très rapidement, les enchères se sont envolées sous le marteau de Maître Etienne de Baecque, et la fameuse épée d'honneur initialement estimée entre 2 000 et 4 000 € trouvait preneur à 16 000 € (hors frais), après une belle bataille d'enchères aussi bien dans la salle qu'au téléphone. Le marteau frappé, se levait immédiatement la représentante du Musée de l'Armée annonçant la préemption de l'Etat français pour cet objet d'exception. L'honneur était sauf, l'épée resterait en France pour le plus grand soulagement de tous.

Idem pour cette série de manuscrits comme ce Journal personnel de la campagne de Chine adjugé 12 500 € (hors frais), ces deux grandes boîtes renfermant une correspondance riche de quelque 1 050 documents adjugées 12 000 € (hors frais) ou ce manuscrit autographe signé relatif à la Mission du Kénédougou adjugé pour sa part 8 500 €. Au final, peu importe en fait le montant des adjudications même si indirectement, ce sont les impôts des Français qui vont payer la note, l'important étant que 44 des lots présentés, soit une très grande partie de la vente, ait été préemptés par l'Etat.

Alors pour faire court et pour conclure, merci à l'Etat Français à travers ses trois administrations présentes à la vente d'avoir rempli son rôle de conservateur du patrimoine, Merci à la Maison de Baecque & Associés d'avoir permis la transmission de cet ensemble dans les meilleures conditions et à Muriel Le Payen, clerc, pour la réalisation de ce superbe catalogue, Merci à l'Association des Amis du Général Marchand à Thoissey qui avec ses moyens a parfaitement joué son rôle pour conserver ce patrimoine, et merci enfin à tous les collectionneurs anonymes prêts à tous les sacrifices financiers pour conserver sur le sol français ces souvenirs de toute première importance, à l'heure ou prononcer le simple mot « colonie » suscite tous les débordements.

Mais aussi, chez de Baecque & Associés...

Deux belles ventes programmées les 18 et 20 mars, avec au catalogue une belle et grande statuette de Vierge à l'enfant, travail en ivoire du XVIIIe siècle estimé 3 000 / 5 000 €, mais également, et pour rester dans le religieux, une exceptionnelle chapelle en vermeil deux tons par Demarquet Frères pour laquelle il faudra engager 3 000 à 4 000 €. Au chapitre de la peinture, on retient Chaleur d'un soleil d'été, huile sur toile de Maxime Maufra attendue entre 6 000 et 8 000 €, tandis qu'en matière d'art d'Extrême-Orient, l'attention se porte sur une potiche chinoise d'époque Kangxi (1662-1722) estimée entre 4 000 et 6 000 €.

Théodore Chanut chez Artcurial

 Découverte ou redécouverte, le mardi 7 mars sous le marteau de Maîtres Michel Rambert et Agnès Savart, du travail de Théodore Chanut, dinandier lyonnais. Contemporain du maître en la matière, Claudius Linossier, Théodore Chanut a notamment eu pour commanditaire André Philippe Regnier, duc de Massa mais aussi la princesse de Monaco. Seront présentées ce 7 mars, diverses pièces dont un vase ovoïde fuselé en dinanderie à décor polychrome d'oxydes métalliques sur fond martelé estimé 200 / 300 €, mais aussi un plat circulaire en dinanderie et oxydes métalliques polychrome sur fond rouge martelé pour lequel l'estimation annoncée entre 300 et 400 € devrait facilement être dépassée.





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