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Première Biennale d'architeccture de Lyon à la Sucrière

le 24 juin 2017 - Gallia VALETTE-PILENKO - Exposition

Première Biennale d'architeccture de Lyon à la Sucrière
DR - Les îles blanches

Depuis le 9 juin s'est ouvert à La Sucrière la première Biennale d'architecture de Lyon. Une Biennale conçue comme un processus plutôt que comme une exposition. « La création de l'événement est un processus en soi » explique l'un des organisateurs, qui se construit en même temps que la manifestation et qui est amené à se poursuivre au-delà.

C'est en effet bien dans cet esprit ouvert qu'il faut parcourir les 1700 m2 du 2è étage de la Sucrière, avec ses installations ludiques qui font réfléchir comme la géode en skis usagés du Structural Xploration Lab, Waste your time not materials, ses maquettes imaginaires, ses expérimentations sur les matériaux.

Tel l'atelier Amaco (pour Atelier Matières à Construire), qui met en scène ses recherches sur la brique crue. Des petits seaux sont remplis de terre, de toutes les couleurs sont alignés bien sagement tandis que des cloisons en briques crues, des coffrages donnent à voir le déroulement de l'élaboration d'un mur en brique.

Plus loin, les écoles d'architecture de Grenoble et de Lyon présentent leurs travaux tandis que celle de Clermont-Ferrand propose un inventaire des outils d'élaboration du projet architectural, sans oublier de le questionner. Juste avant, les visiteuses et les visiteurs auront découvert le projet de village vertical (à Villeurbanne) ou l'étonnant projet d'«architecture incrémentale » de Philippe Rizzotti et Gabriel Verret qui consiste à construire des modules éphémères et non invasifs, sorte de jeu de construction à taille humaine.

À découvrir notamment les week-ends, pendant lesquels l'équipe « expliquera comment construire et entretenir les composants, et comment installer des structures et des modules de manière autonome ». Ce programme illustre à merveille les ambitions de cette biennale, à la fois, engagée, utopiste et concrète. Tout comme Habiter demain, qui présente un « jardin japonais d'utopie architecturale, une métaphore de la forêt imaginaire » à la fois totalement irrationnel et ancré dans un réel qu'il nous faut mesurer dès maintenant.

Ou encore "Aires d'attente" qui a planté un champ de chanvre, orge et lin sur un terrain de la Confluence et montre son usage concret dans sa transformation en matériaux bio sourcés, plaques d'isolation toute douces à toucher ou dans lesquelles se vautrer pour en tester le moelleux. Une expérience qui va se conclure par un méchoui géant et un bal champêtre le 8 juillet.

Dans un tout autres domaine, celui du data, l'équipe de "0101" propose de visualiser ce qu'elle a appelé « Les Îles blanches », des zones blanches de couverture des réseaux numériques, cartographiées à un instant T, qui devient immédiatement obsolète et trouble nos perceptions.

Tout ça est planté dans une scénographie de tréteaux et planches qui se transforment au gré des besoins en étagères, tables et autres plans inclinés, formant séparations entre les différents projets tout en donnant une vraie unité. Un coup d'essai plutôt réussi dont on pourra mesurer les fruits dans deux ans pour une nouvelle édition.


Jusqu'au 9 juillet, www.biennalearchitecturelyon.com





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