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Camille Pissarro, le premier des impressionnistes

le 12 juin 2017 - Brigitte ROUSSEY - Exposition

Camille Pissarro, le premier des impressionnistes
" L'Avant-port de Dieppe, après-midi soleil ", 1902, Ville de Dieppe - Musée

L'exposition magistrale présentée actuellement au Musée Marmottan à Paris consacre l'œuvre du grand peintre français Camille Pissarro (1830-1903), le chef de file des impressionnistes. Première exposition monographique organisée en France depuis une quarantaine d'années, l'événement est d'autant plus important que nombre des œuvres proviennent des plus grands musées du monde entier et de collections privées internationales.

Elle réunit plus de 75 peintures, la plupart des chefs-d’œuvre dont quelques-uns n’ont jamais été montrés en France. L’exposition retrace les étapes de l’activité créatrice du peintre depuis ses premières années passées dans les Antilles danoises où il est né, jusqu’à ses dernières grandes séries urbaines et portuaires de Paris, Rouen et du Havre.

Pissarro fonde en 1874 le groupe des impressionnistes et participe à ses huit expositions. Peintre de paysages et de figures, il décrit avec le même plaisir la ville, la campagne et la mer. L’homme est indépendant mais il approche les grands courants artistiques contemporains sans toutefois perdre sa liberté.

Le parcours de l’exposition, divisé en sept sections chronologiques, fait découvrir aux visiteurs la personnalité originale et rayonnante d’un artiste ouvert au monde, et qui a laissé une œuvre en continuelle évolution.

 L’Autoportrait de 1896 ouvre la visite, suivi par les premières œuvres peintes aux Antilles, à l’exotisme loin des influences parisiennes (Deux Femmes causant au bord de la mer, 1856). A son arrivée dans la capitale en 1855 il rencontre les futurs impressionnistes qui partagent avec lui le goût pour le travail en plein air et pour les paysages (Le Jardin de Maubuisson, 1867, Pontoise ; La Route de Versailles, Louveciennes, neige, 1870, dont la neige est rendue par une multitude de petits coups de brosse qui font scintiller la lumière). Les nombreux paysages des années 70 témoignent de l’évolution de sa palette qui s’éclaircit et de sa touche qui s’allège.

Pendant la décennie suivante Pissarro s’intéresse au thème de la figure et peint de nombreux chefs-d’œuvre comme la Jeune Paysanne au chapeau de paille, 1881. En 1886, il se libère de l’impressionnisme pour se rapprocher du travail pointilliste de Seurat et des néo-impressionnistes : La Cueillette des pommes, 1886. Sa touche se fait plus épaisse et sa palette devient plus vive. Les deux dernières séquences de l’exposition réunissent les grandes séries portuaires et urbaines qui occuperont ses dernières années : Quai de la Bourse, Rouen, soleil voilé, 1896 ; Le Pont-Neuf, après-midi soleil, 1901… Inlassablement Pissarro modifie ses angles de vue pour peindre des motifs similaires sous des temps variables et à des heures différentes de la journée.

Une exposition « magique » d’un ensemble de tableaux  remarquable de l’un des plus grands peintres impressionnistes.

 

Jusqu’au 2 juillet au Musée Marmottan, Paris 16e  



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