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Immersions à l'IAC de Villeurbanne

le 28 décembre 2016 - Gallia Valette-Pilenko - Exposition

Immersions à l'IAC de Villeurbanne
Blaise Adilon - Arbres, 2012, Berdaguer & Pejus

Comme c'est la coutume, l'IAC présente un aperçu de ses collections tous les deux ans. Mais cette édition prend une couleur singulière puisqu'elle marque aussi les 10 ans de Nathalie Ergino à la tête de l'Institut d'art contemporain.

Poursuivant inlassablement sa ligne, celle-ci propose littéralement une immersion, c'est d'ailleurs le titre de ce nouvel « accrochage », 2006 Immersions 2016, dans les collections. Il s'agit de relire les expositions collectives ou monographiques, plus particulièrement les acquisitions réalisées dans le cadre de Laboratoire espace cerveau. Ce projet, lancé en 2009 par Nathalie Ergino et Ann-Veronica Janssens, questionne, à partir du champ des expérimentations artistiques, les recherches pratiques et théoriques permettant de lier espace et cerveau. Les œuvres peuvent entrer en vibration les unes avec les autres, ou en collision.

C'est le cas entre la salle qui accueille le visiteur, plongée dans la pénombre, bercée par le ronronnement d'un projecteur de cinéma et la suivante, white cube cinétique éclairé par des néons qui contrastent violemment et provoquent une sorte d'hébétude immédiate. Le principe actif sur lequel repose l’ensemble des propositions de l’IAC, l'expérience, est ici pleinement mis en pratique. La visite se poursuit en procédant par chocs visuels et sensoriels, déambulation radieuse dans la forêt imaginaire de Berdaguer & Péjus ou hallucinée dans le cerveau sous hypnose de Matt Mullican, voyage stellaire de Laurent Montaron ou contemplation lunaire de Laurent Grasso.

Paysages cosmomorphes, titre de la deuxième exposition proposée par l'IAC, présente la sélection de Nathalie Ergino dans les collections du FRAC Auvergne, fusionnées depuis janvier dernier, suit la même ligne. Élaboré en résonance avec le nouveau cycle du laboratoire Espace Cerveau, cet accrochage s'articule autour de la terre, l'eau, l'air et la graine, lauzes suspendues de Marc Couturier comme en lévitation, océan muet de Enrique Ramirez ou photographies de paysages prolongent l'immersion dans des mondes inconnus. Dépaysant !

Institut d'art contemporain, jusqu'au 12 février,

www.i-ac.eu

Dix ans d'expérimentations

Depuis 10 ans que Nathalie Ergino a pris la suite de Jean-Louis Maubant, le créateur du lieu, l'IAC s'est imposé comme le lieu phare de l'art contemporain dans l'agglomération. C'est là précisément que l'on peut découvrir les artistes les plus pointus, notamment ceux qui « mettent l'humain au centre du dispositif parmi d'autres éléments du vivant » explique l'ancienne directrice du musée d'art moderne de Marseille.

En effet, avec la mise en place du Laboratoire Espace Cerveau qui réunit artistes et chercheurs, se déploie un art en phase avec son environnement qui englobe sa dimension cosmique, spatiale et philosophique. Où s'ouvre un « espace perceptuel qui nous amène à penser le monde autrement.





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