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Festival Mémoires : Souvenirs, souvenirs à l'Opéra de Lyon

le 08 mars 2017 - Gallia VALETTE-PILENKO - Musique

Festival Mémoires  : Souvenirs, souvenirs à l'Opéra de Lyon
©Stofleth - Photo de répétition de Tristan et Isolde

Comme un souvenir qu'on ravive parce qu'on l'a déjà vu ou qu'on en a regardé des images, parceque ces spectacles sont des emblèmes, que leurs metteurs en scène sont presque des mythes, Serge Dorny, le directeur de l'Opéra, a souhaité les voir remonter ensemble par ceux et celles qui étaient au plus près d'eux lors de la création. Explications.

L'Opéra de Lyon fête les souvenirs. En reprenant trois opéras « mythiques » qui ont marqué les dernières décennies, il entend donner à voir et à entendre trois spectacles de créateurs aujourd'hui disparus et pourtant vivants : Elektra, mis en scène par Ruth Berghaus en 1986, Tristan et Isolde par Heiner Muller en 1983, Le Couronnement de Poppée par Klaus Michaël Gruber en 1999.

Pourquoi un festival Mémoires ?

Parce qu'il n'y a pas d'avenir sans mémoire. L'éphémère est généralement admis dans le théâtre et l'opéra. Contrairement aux musées et aux galeries où l'on peut revoir le même tableau, on ne peut revoir deux fois le même spectacle. Cet éphémère sera parfois un drame, parfois un bonheur. Ainsi l'homme de théâtre n'aura pas à revoir ses erreurs. Mais il y a la nostalgie de ces grands spectacles, ces « cathédrales du savoir » en quelque sorte. Ce festival est une sorte d'histoire sommaire du théâtre d'opéra opéré après les années 80, quand des hommes de théâtre s'intéressent à l'Opéra.

Serge Dorny    ©Philippe Pierangeli

Pourquoi avoir choisi ces trois œuvres en particulier ?

Ce sont trois productions fondatrices, quasiment des pierres de touche. Nous avions envie de les partager, les transmettre et rappeler de là on l'on vient. Ce qui est intéressant dans ces trois productions, c'est leur intemporalité, elles ne sont pas « datées ». Leur langage n'a rien perdu de sa pertinence, il est symbolique plutôt que narratif, dès lors leur force reste intacte.

Propos Recueillis par Gallia Valette-Pilenko

Festival mémoires, Opéra de Lyon, jusqu'au 7 avril, www.opera-lyon.com

Le couronnement de Poppée

Créé à l'Opéra de Vichy mardi dernier, ce Couronnement de Poppée de Monteverdi reprend la mise en scène épurée du grand metteur en scène Klaus Michael Grüber que celui-ci avait créé à Aix-en-Provence en 2000, à l'aube du XXIè siècle. C'est son assistante de toujours Ellen Hammer qui s'y colle. La dramaturge, qui a travaillé avec Grüber jusqu'à sa mort, a semblé plutôt contente, le soir de la générale à Vichy, selon les mots de Serge Dorny. D'autant qu'il « aimait tout particulièrement, aussi bien musicalement que poétiquement » ce Couronnement de Poppée précise-t-elle.
TNP, 16 au 18 mars.

©Jean-Louis Fernandez - photo de répétition, Le Couronnement de Poppée





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