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Peeping Tom à la Maison de la danse

le 11 septembre 2017 - Gallia VALETTE-PILENKO - Spectacle vivant

Peeping Tom à la Maison de la danse
©Herman Sorgeloos

C'est une compagnie belge qui ouvre la saison de la Maison de la danse. Une compagnie que les abonné.es (et les autres) ont déjà vu à deux reprises. La première en 2013 avec À louer puis l'année dernière avec Vader, le premier volet de sa trilogie consacrée à la famille.

Peeping Tom est une bête à deux têtes, Gabriela Carizo et Franck Chartier. Ces deux là se sont rencontrés à Bruxelles lorsqu'ils étaient interprètes chez Alain Platel (les Ballets C de la B) et ont fondé leur compagnie en 2000. Ils ont travaillé ensemble avant de décider pour cette trilogie de travailler séparément, pour des contraintes de temps mais aussi parce qu'il leur a paru pertinent que Chartier s'empare du sujet du père et Carrizo de celui de la mère, chacun sous le regard de l'autre.
Ici, c'est le deuil de la mère de Gabriela Carrizo, qui à l'origine de la pièce et celle-ci « s'ouvre d'ailleurs sur des funérailles pour remonter ensuite le fil des souvenirs » explique la chorégraphe dans un entretien paru dans Bachtracke.com. « Moeder ne parle pas d’une mère, mais de plusieurs mères. On parle de la maternité, de l’absence, du manque. La pièce fouille dans la mémoire et dans le subconscient pour mettre à jour ce que la mère porte comme désirs, peurs, souffrances ou violence. » La chorégraphe a également beaucoup utilisé le son, poursuivant les recherches de la compagnie autour des procédés cinématographiques, en travaillant avec un bruiteur, en amplifiant certains sons internes et en ajoutant des sons extérieurs. À la fois décalé et dérangeant, l'univers de Peeping Tom devrait convenir à merveille à cette plongée dans les abîmes de l'inconscient de chacun.e des interprètes et de notre inconscient personnel autour de la figure centrale de la mère. Après l'étrange huis clos de Vader qui nous emmenait dans une maison de retraite voici que Moeder s'installe dans une sorte de musée qui tient du salon funéraire autant que de la salle de maternité et promet de singulières images si l'on en croit les critiques parisiennes !

G.V.P.
Maison de la danse, 13 et 14 septembre, www.maisondeladanse.com



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