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Lyon, opéra 17-18 : "Des guerres et des rois"

le 22 avril 2017 - Gallia Valette-Pilenko - Spectacle vivant

Lyon, opéra 17-18 : "Des guerres et des rois"
©Jean-Pierre Maurin - Macbeth Verdi

L'opéra de Lyon a dévoilé sa nouvelle saison, résumée en deux mots par son directeur Serge Dorny, « Des guerres et des rois ». En effet, ce qui saute au visage dans cette nouvelle saison, c'est sa noirceur, sa résonance tragique avec le monde « Car aujourd'hui plus que jamais , nous avons besoin d'art et de culture pour répondre et résister aux barbaries et aux haines de notre temps ».

Ainsi War requiem lance-t-il les hostilités. Cette œuvre de Benjamin Britten, écrite en 1962 pour l'inauguration de la nouvelle cathédrale de Coventry détruite pendant la Seconde Guerre mondiale est un appel à la paix, qui sera dirigée par le nouveau chef d'orchestre Daniele Rustioni.  Daniele Rustioni que les Lyonnais avaient pu découvrir en 2014 dans Simon Boccanegra et qui dirigera également les trois opéras du festival consacré à Verdi au printemps 2018, Macbeth, Attila et surtout Don Carlos dans sa version française, jamais joué en intégralité. «Oui, ce n'est pas Don Carlo mais Don Carlos, la version en cinq actes. Je suis très heureux de le faire en français, pour moi cette version est supérieure à la traduction italienne » explique le jeune chef dans un entretien avec le critique anglais du Sunday Times Hugh Canning.

Giuseppe Verdi - Don Carlos - Act III finale - Auto da Fe (Image source BNF-Gallica)

Comme c'est la coutume, l'opéra a passé commandé d'une oeuvre inédite. Germania du compositeur russe Alexander Raskatov est un opéra d'après deux pièces de Heiner Müller, Germania, Mort à Berlin, et Germania 3, les spectres du Mort-homme qui met en trente sept personnages dont Hitler et Staline. « Un panorama de l'Allemagne du XXè » a précisé Serge Dorny qui « devrait trouver un écho dans le vertige surréaliste de notre monde contemporain ». Telle cette Histoire du Soldat confiée à la Fura del Baus présentée au Radiant, dans le cadre de la politique hors les murs de la vénérable maison. La danse n'est pas en reste qui fait la part belle à Jiri Kylian, artiste associé sans oublier la création avec une soirée Jérôme Bel à la rentrée et une commande au chorégraphe suédois Johan Inger.





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