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Petits-déjeuners du Tout-Lyon-Affiches : Des groupements d'entreprises à valeur ajoutée

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Petits-déjeuners du Tout-Lyon-Affiches : Des groupements d'entreprises à valeur ajoutée

Nous avons réunis autour d'un petit-déjeuner-débat les membres de plusieurs groupements d'entreprises de la région lyonnaise. Les échanges leur ont permis d'évoquer leurs raisons d'être et leurs actions. Nos invités : Alain Garcia, président du GEVIL, Groupement des entreprises de Villeurbanne, et une adhérente : Marie-Claude Saas, DRH de Capgemini Sogeti ; Frédéric Confort, président du CERCL, Club des entreprises de la région des Coteaux du Lyonnais, et un adhérent : Philippe Joncour, dirigeant d'Indelec ; Patrick Blais, président du CE9, Club des entreprises du 9e arrondissement de Lyon, et une adhérente : Pascale Murat, directrice déléguée de La Martinière Duchère ; Jean-Roger Régnier, président de la commission aménagement du territoire de la CCI de Lyon.

 

Tout Lyon Affiches : Groupement, club, association… Les appellations sont diverses et ne proposent pas de cohérence apparente…

 

Alain Garcia : Il n’existe pas d’homogénéisation des dénominations. Le but de nos groupements est la valorisation d’un territoire. Mais nous ne sommes pas des clubs d’entreprises au sens « business » pur, ni des syndicats patronaux.

 

Frédéric Confort : Si l’on peut faire du business, c’est bien. Mais notre mission prioritaire est d’être des partenaires pour l’emploi. Nous travaillons également sur le développement du très haut débit dans les zones d’activités, sur l’environnement, sur les déchets, sur la fiscalité.

 

Philippe Joncour : Le business n’est vraiment pas la finalité.

 

TLA : Que vient-on trouver dans vos groupements d’entreprises si on ne fait pas de business ?

 

Patrick Blais : Dans notre réseau, nous voulons développer les échanges économiques entre nos adhérents, nous proposons des compétences locales, nous cherchons à créer des liens de confiance. Nous organisons des déjeuners mensuels pour nous connaître.

 

Jean-Roger Régnier : Nous créons chacun quelque chose de différent. Il n’existe pas de modèle unique. C’est un patchwork qui part du terrain.

 

Patrick Blais : Nous avons chacun notre propre sensibilité qui vient de la typologie de nos entreprises et de notre territoire. L’idée est d’aider nos entrepreneurs. Nous sommes également le lien de transmission avec nos institutionnels. Nous sommes dans le parrainage, dans l’emploi, dans le très haut débit, nous transmettons les informations.

 

TLA : Vous êtes des facilitateurs !

 

Patrick Blais : Oui, mais pour renforcer nos actions, il doit y avoir un dénominateur commun efficient entre nos quinze associations.

 

Jean-Roger Régnier : Notre force commune est de faire sortir le chef d’entreprise de son isolement potentiel pour échanger dans le cadre d’une relation moins formelle, lors de moments conviviaux. Etre en relation avec ces groupements donne des respirations territoriales.

 

Patrick Blais : C’est important car 80 % de nos entreprises ont moins de cinq salariés. Nous facilitons ainsi les échanges.

 

Frédéric Confort : Nous utilisons véritablement les compétences de nos adhérents.

 

TLA : Quel est le retour sur investissement de votre adhésion ? Qu’en attendez-vous ?

 

Marie-Claude Saas : Nous avons adhéré au GEVIL en 2011 à l’occasion d’un projet de développement durable. Le groupement nous a permis d’accéder facilement aux gens du Grand Lyon et à des personnes qui ont soutenu notre projet. Par ailleurs, nous répondons aux sollicitations de l’association en transmettant, par exemple, nos bonnes pratiques. C’est important pour l’image de l’entreprise. On se nourrit de ce que nous apporte le GEVIL et on le valorise au sein de l’entreprise.

 

Philippe Joncour : Mon adhésion au CERCL m’a permis de connaître mes voisins d’entreprise. On s’entraide désormais et on résout des problèmes communs, de taxe de déchets, de circulation, etc. C’est une vraie valeur ajoutée. L’union fait la force !

 

Pascale Murat : J’ai connu le CE9 grâce à un étudiant stagiaire chez l’un de ses adhérents. Le Club est très intéressant pour nos jeunes qui cherchent des stages, pour ceux qui sortent de l’école, pour notre visibilité. Cela permet aussi à nos enseignants de voir réellement ce que font les chefs d’entreprise. Car malheureusement, il existe souvent une grosse coupure avec des professeurs qui n’ont jamais mis un pied dans le monde de l’entreprise.

 

TLA: Il semble qu’aujourd’hui, le bouche à oreille soit désormais le meilleur vecteur de recrutement. Qu’en est-il réellement ?

 

Jean-Roger Régnier : Il ne faut pas confondre information et communication. J’ai beaucoup d’estime pour tous les réseaux sociaux, mais ce sont des vecteurs d’information. La vraie communication passe entre les êtres humains, elle repose sur la confiance.

 

Alain Garcia : Au sein du GEVIL, nous avons deux cercles : ceux qui connaissent notre groupement et ceux qui en ont entendu parler. Ensuite, le site Internet permet de faire des adhésions. Mais on se développe surtout grâce au côté relationnel.

 

Patrick Blais : Nous travaillons sur le parrainage et aidons les jeunes du territoire à trouver un emploi, notamment ceux du lycée La Martinière Duchère, l’un des plus grands établissements du quart Sud-Est de la France, avec 1 300 élèves. Nous sommes en état de veille et vulgarisons une information parfois très administrative. Nous sommes des acteurs du terrain et allons à l’essentiel.

 

TLA : Portez-vous les thèmes qui vous semblent chers, comme les transports, la qualité de vie personnelle et au travail, l’accès au très haut débit, auprès des collectivités ?

 

Alain Garcia : Chaque groupement a sa propre typologie d’adhérents avec un objectif commun, la rencontre et la  mutualisation de services. Puis en fonction de son territoire, chacun mène des actions spécifiques avec des échanges de bonnes pratiques.

 

Jean-Roger Régnier : Transport, qualité de vie au travail et haut débit sont un prisme mais ne reflètent pas la réalité de ce qui se passe dans les clubs d’entreprises. La grande défense en profondeur est celle des activités économiques. Chaque groupement a ses préoccupations en fonction du moment et de son territoire.

 

Philippe Joncour : Le haut débit est un sujet qui nous tient à cœur car s’il n’y a pas de haut débit, l’entreprise ne s’installera pas dans nos zones dites rurbaines.

 

Patrick Blais : Ne soyons pas réducteur. Nous sommes là pour aider nos entreprises à vivre et à bien vivre, leur apporter des informations pratiques.

 

Jean-Roger Régnier : Nous avons un rôle de go-between, de porte-parole et d’ambassadeurs réciproques.

 

Frédéric Confort : Nous avons organisé une journée Pôle Emploi auprès des jeunes. Ce fut très porteur.

 

Pascale Murat : Tout à fait, car dans ce cas-là, c’est le professionnel qui parle, c’est un parler vrai.

 

Patrick Blais : Nous intervenons sur des décisions politiques. Parfois il faut faire front et être pugnace. Car nous sommes sur le terrain et nous pouvons montrer la réalité. Nous la connaissons bien.

 

TLA : Est-ce opportun d’adhérer à plusieurs structures ?

 

Marie-Claude Saas : Nous sommes présents sur tout le territoire national mais nous recherchons en priorité la proximité. Nous avons participé à l’insertion des jeunes en difficulté et nous en recrutons en apprentissage. Cela fait partie de nos relations avec un groupement d’entreprises.

 

Pascale Murat : Cela permet à certains élèves qui partent en stage, d’être recrutés l’année suivante s’ils sont de bons éléments.

 

Jean-Roger Régnier : Cette dynamique est une particularité lyonnaise car 40 groupements d’entreprises fédèrent 60 000 entreprises sur la métropole lyonnaise.

 

TLA : Un dernier mot ?

 

Pascale Murat : Connaître ces associations, c’est également faire changer l’image du patron auprès des jeunes.

 

Marie-Claude Saas : Adhérer à un groupement d’entreprises, c’est une possibilité de sortir de l’entreprise et de côtoyer d’autres entreprises. La proximité est fondamentale.

 

Philippe Joncour : Créer un lien entre la CCI et les petites structures, c’est bien.

 

Patrick Blais : Quand on est dans le monde associatif, on peut agir sur les évènements, sur notre vie, les infrastructures, les transports, etc.

 

Frédéric Confort : Nous sommes tous des bénévoles actifs au sein de ces groupements et nous adhérons en tant qu’acteur.

 

Jean-Roger Régnier : La CCI est à l’écoute et veut apporter des réponses pertinentes et de proximité. Elle encourage les groupements d’entreprises qui sont un exemple remarquable d’échanges au sein du maillage économique du territoire.

 

Alain Garcia : Le dynamisme et l’implication des groupements d’entreprises sont avérés.




Fabien RIVIER
Journaliste

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