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Django, portrait d'un artiste hors norme

le - - Cinéma

Entre faits réels et digressions fictionnelles, "Django" ne se vit pas comme un biopic classique, mais s'inscrit dans un épisode méconnu de la courte vie du virtuose du jazz manouche, Django Reinhardt. Une coproduction Auvergne Rhône-Alpes Cinéma.

Excepté sa foisonnante bibliothèque musicale, il ne reste que deux minutes de films et 300 photos de Django Reinhardt. Une mémoire sonore qui a permis à Etienne Comar (producteur de Des hommes et des dieux et La Rançon de la gloire) de laisser libre cours à son imagination pour écrire et réaliser son premier film.

La base : des faits réels. En 1943, dans un Paris occupé, Django (Reda Kateb) affole la ville avec son swing. Jusqu'à jouer devant les nazis, loin de se soucier des persécutions dont font l'objet ses "frères" Tsiganes. Mais lorsque la propagande nazie veut l'envoyer en Allemagne faire une tournée, il se résout, porté par son entourage, à passer en Suisse. Un périple qui l'oblige à faire une halte plus longue que prévue à Thonon-les-Bains…

Le reste : de la pure fiction, comme l'intervention de Louise de Klerk (Cécile de France), un personnage "imaginaire, mais qui symbolise toutes les nombreuses maîtresses de sa vie", souligne le réalisateur. Un univers "flou" qui convient bien à Reda Kateb. L'acteur a bénéficié d'une année de préparation pour ce rôle, notamment pour apprendre à jouer de la guitare.

"À partir de ce moment-là, je me suis mis à écouter sa musique tout le temps, captant quelques petits indices dans le peu d'éléments qu'il a laissé. Je n'ai pas cherché à faire un travail d'imitateur mais bien à laisser la place à l'imaginaire", souligne l'acteur lors de la présentation du film en avant-première à Lyon.

Résultat : même si Reda Kateb ne joue pas les morceaux-il est doublé par le jazzman Stochelo Rosenberg qui joue en trio avec ses frères-il donne parfaite illusion. "Ma plus grande crainte était de ne pas avoir l'air d'un musicien et d 'un tzigane", poursuit celui qui est entouré de second rôles puissants - les musiciens professionnels, la mère de Django (Bimbam Merstain, sublime) - et porté par une bande-son envoûtante.

A travers cet épisode singulier, s'esquisse le portrait d'un artiste doué, porté par un Reda Kateb puissant de retenu, qui ne sait pas écrire la musique qu'il compose en direct puisque retranscrite par "sa Plume". Un artiste qui va sortir de son univers, la musique, la création, les concerts, pour prendre conscience, progressivement, des atrocités du monde.

Biopic réalisé par Etienne Comar. Scénario : Etienne Comar et Alexis Salatko avec Reda Kateb, Cécile de France, Beata Palya,. Co-produit par Auvergne Rhône-Alpes Cinéma, le film a été tourné à Aix-les-Bains (Théâtre du Casino), à Talloires, à Thonon-les-Bains (parc de la Châtaigneraie), à Neuvecelle et à Lugrin.




Stéphanie BORG
Journaliste

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