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« L'interculturalité n'a rien de folklorique »

le 10 mai 2016 - Stéphanie Polette - Business, entreprise et interculturalité :enjeux,

« L'interculturalité n'a rien de folklorique »
© : DR - Arnaud Duquesne : "Peu d'entreprises vont au-delà de l'apprentissage d'une langue étrangère pour leurs collaborateurs"

Arnaud Duquesne, le fondateur de Lyon langues accompagne une centaine de professionnels chaque année dans l'apprentissage d'une langue étrangère mais surtout dans l'approche culturelle d'un pays.

Comment qualifiez-vous l’interculturalité ?


Une attitude globale où il faut développer la bonne posture et les bons réflexes pour se mettre à la place de l’autre. Habitué à ce que les étrangers viennent vers lui, avec un passé colonial qui n’est jamais très loin, le Français a tendance à penser que son modèle est le meilleur. Chacun doit prendre conscience de l’image qu’il reçoit de l’autre. L’interculturalité demande de la psychologie, de bien se connaître soi-même pour mieux apprendre à connaître l’autre.

Les entreprises ont-elles consciences des enjeux ?


Peu d’entreprises vont au-delà de l’apprentissage d’une langue étrangère pour leurs collaborateurs. La majorité des professionnels que nous accompagnons entre par des cours de langue classiques. Lyon langues enseigne l’anglais, indispensable dans un contexte de mondialisation des échanges, mais aussi le japonais, le coréen, le chinois, le russe, l’arabe et les langues européennes. Certaines entreprises se laissent séduire par des cours plus approfondis où la dimension culturelle est étudiée. Travailler sur la vie des expatriés fait également partie d’une problématique qu’une entreprise devrait prendre en compte pour assurer son succès hors des frontières. Eviter le up and down des collaborateurs limite les risques pour l’entreprise elle-même.

L’entreprise doit-elle s’inquiéter de la bonne intégration de ses équipes internationales ?


S’occuper de collaborateurs étrangers qui travaillent dans une entreprise française revient à la même problématique que préparer de futurs expatriés. Faire les courses au supermarché, aller au restaurant, donner les clés pour bien vivre dans un pays étranger contribuent à éviter les baisses de moral de toute une famille. Les enjeux sont importants pour l’entreprise qui investit. Ces problématiques n’ont rien de folklorique comme peuvent parfois le penser les entreprises.



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