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Dossier : Interculturalité, les détails qui font la différence

le 10 mai 2016 - Dossier réalisé par Stéphanie Polette - Business, entreprise et interculturalité :enjeux,

Dossier : Interculturalité, les détails qui font la différence

Tous les experts de l'entreprise sont d'accord : l'international est un formidable vecteur de business et de croissance pour toutes les entreprises. Mais un bon produit et un bon service ne suffisent pas pour conquérir des cibles internationales. Encore faut-il s'adapter à ses interlocuteurs étrangers pour comprendre les codes et éviter les impairs. L'interculturalité dans les échanges internationaux n'est malheureusement pas suffisamment prise en compte par les entreprises.

Un Asiatique dira toujours oui dans un large sourire accompagné d’un mouvement de tête qui engage l’Européen à considérer le deal comme acquis. Cela ne signifie pourtant pas qu’il est d’accord avec tout ce qu’on lui propose. Accueillir une carte de visite d’un Japonais avec les deux mains, et surtout prendre quelques minutes pour la lire sans la glisser négligemment dans sa poche droite, pourrait s’avérer déterminant dans la suite des opérations pour engranger les contrats. Le diable se cache dans les détails. Un mauvais geste ou une mauvaise parole et le bel accord en passe d’être signé s’évapore. « Les entreprises n’ont pas conscience du décalage que peut créer la non prise en compte de la question culturelle, affirme Boris Lechevalier, dirigeant d’Altios International. Les Français considèrent que du moment que leur technologie est bonne, il n’est pas nécessaire de se soucier du reste. » Grossière erreur qui a fait capoter plus d’un projet. « S’entourer d’équipes ouvertes d’esprit, composées de collaborateurs qui sont capables de s’adapter à toutes les situations, voire qui ont eu une expérience à l’étranger, est un vrai plus, pour toute entreprise qui veut se déployer à l’international », confirme Pierre Casoli, le fondateur d’Emball’Iso à Saint-Georges-de-Reneins.


229 entreprises du Rhône sont implantées à l’étranger via 1 125 implantations

L’interculturalité ne se joue pas uniquement quand le dirigeant rencontre un futur partenaire à l’étranger. Toute l’entreprise doit s’immerger dans la problématique pour contribuer à la réussite de ses projets internationaux. « Mêmes les comptables dans le Beaujolais doivent avoir les horloges dans la tête pour bien échanger avec nos filiales à l’étranger », poursuit Pierre Casoli. Comprendre le fonctionnement de l’autre, prendre conscience qu’ailleurs ne fonctionne pas comme ici, et inversement, se retrouvent dans un état d’esprit qui ne dépend ni des compétences techniques de chacun, ni de l’organisation de l’entreprise, encore moins du produit ou du service à commercialiser. La prise en compte de l’interculturalité dans les échanges avec les entreprises étrangères apporte un réel avantage concurrentiel. Observer l’autre pour s’appuyer sur ses similitudes sans focaliser sur ses différences est source de business supplémentaires et d’enrichissement global pour l’entreprise et ses forces vives.

 

Dossier réalisé par Stéphanie Polette





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