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Une Percée très urbaine

le 28 janvier 2016 - Antonio MAFRA - LA 20e percée du vin jaune du Jura

Une Percée très urbaine
© : DR - Jean-Yves Vapillon : "Le vin jaune représente la haute couture du vignoble jurassien"

Après cette 20ème édition, la Percée s'accorde une pause. L'édition de 2018 devrait offrir un nouveau visage après les « états généraux » de la profession.

Cette année, la Percée qui les villages jurassiens pour prendre ses quartiers au cœur de Lons-le-Saunier. Historiquement dédiée au négoce, le chef lieu du Jura avait coupé les liens avec les vignerons. La Percée a renoué le contact, d’abord en 2006, puis en cette édition du 20ème anniversaire. « En 2006, nous avions été surpris par l’excellent accueil de la population », se souvient  Jean-Yves Vapillon, vigneron à Lons-le-Saunier (6,5 ha en Aoc l’étoile) et président de la Percée 2015 ». De leur côté, les organisateurs ont été séduits par le moindre investissement logistique. « Plus besoin d’organiser des navettes dans une ville, accessible par le train et la route, disposant de nombreuses places de parking.
A Lons, nous bénéficions de l’aide des services municipaux, les visiteurs d’une offre de restauration plus diversifiée ». Seule ombre au tableau, la gestion de l’après Percée. Après 19h, il faut être vigilant pour éviter les débordement des personnes ivres ». Surtout si, comme la météo le laisse prévoir, la Percée se déroule sous des cieux cléments favorable à un afflux de visiteurs qui pourrait franchir le seuil des 40 000. 
Avant même cette édition, les contours d’une nouvelle Percée du vin jaune donnent lieu à de vifs débats. du nord au sud du vignoble, émergent les propositions. Certains plaident pour la biennalisation d’une manifestation chronophage et épuisante pour les quelques 600 bénévoles. D’autres souhaitent thématiser les éditions, consacrant à tour de rôle les cépages autres que le savagnin qui sert à vinifier le vin jaune qui représente moins de 5 % de la production du vignoble du Jura, par ailleurs le plus petit de France.  Ce débat sera en partie porté par Jean-Yves Vapillon. « Il ne faudra pas perdre de vue que le vin jaune est un peu comme la haute couture du vignoble jurassien. Et comme telle, elle justifie des efforts de l’ensemble de la profession».

 



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