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Musée des tissus : Un modèle consulaire à bout de souffle

le 04 février 2016 - Stéphanie polette - Les musées dans tous leurs états

Musée des tissus : Un modèle consulaire à bout de souffle
Pierre Verrier - Le budget du musée est de 2,5 MEUR par an, les recettes -billetterie, location de salles et boutique- de 800 000 EUR.

Dotés d'une collection unique au monde de 2,5 millions de pièces, les Musée des tissus et des Arts décoratifs traversent une crise. La CCI de Lyon, qui les gère, affirme « ne plus savoir faire » quand elle doit abonder d'1,7 M€ par an et que ses dotations diminuent.

« Il y a plus de 150 ans, les soyeux Lyonnais ont récupéré des œuvres du monde entier pour les comparer avec leurs productions. Ce fût la naissance de la plus belle collection de tissus, s’enthousiasme Emmanuel Imberton, président de la CCI de Lyon. Sous l’égide des entreprises lyonnaises, le musée s’est développé pour reflèter le patrimoine et l’histoire du textile à Lyon. » Pourtant, le site de la rue de la Charité et ses belles collections sont aujourd’hui en péril. « Voilà plus de 18 mois que j’alerte les différents interlocuteurs, se désole le président de la nouvelle CCI métropolitaine. Le budget du musée est de 2,5 M€ par an, les recettes –billetterie, location de salles et boutique- de 800 000 €. La CCI couvre 1,7 M€ alors que le gouvernement nous met à la diète en réduisant notre assiette fiscale de 38 % en trois ans. Nous ne savons plus faire ! Si personne ne veut réfléchir à des solutions, je fermerai le musée. »

La labellisation Musée de France donne « beaucoup d’obligations et peu de droits puisque les collections sont imprescriptibles et inaliénables », souligne Emmanuel Imberton. Impossible donc de vendre un œuvre, voire le musée.  Devant l’ampleur du problème « qui aurait déjà été résolu si le musée se trouvait à Paris », les Amis du musée ont lancé une pétition qui a déjà recueilli 60 000 signatures de près de 100 pays. « La capacité du nouveau Parc Olympique Lyonnais », glisse Emmanuel Imberton.

« Nous souhaitons assurer un avenir à ce musée, mais ce n’est plus le rôle d’une CCI de le gérer. » Une table ronde avec le préfet devrait avoir lieu avant fin janvier pour trouver une solution pérenne à ces deux musées qui accueillent quelque 130 000 visiteurs chaque année.





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