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"C'est rarement une branche entière qui est en tension"

le 20 avril 2016 - . - Métiers sous tension, pénuries de candidats

Trois questions à Christine Jakse, cheffe du service étude, statistique, évaluation de la Direccte Auvergne-Rhône-Alpes

Comment définit-on les métiers/filières en tension ?

Il y a deux approches possibles : soit par le poste de travail soit par le secteur d’activité (code NAF) ou la branche. Dans le premier cas, on raisonne en métiers (ROME), en familles professionnelles (FAP) ou professions et catégories socioprofessionnelles (PCS). Différentes, trois notions n'incluent pas les mêmes dimensions. Quand la PCS intègre la qualification professionnelle, renvoyant aux branches professionnelles, le ROME n'inclut par cette notion mais s'attache à la compétence et à l'employabilité.
Nous raisonnons également en secteurs d'activité, comme par exemple, les métiers de bouche dans l’hôtellerie-restauration. La branche suppose un regroupement de secteurs qui relèvent de la même convention collective, comme la métallurgie. C’est rarement un secteur ou une branche entière qui sont en tension.

Comment explique-t-on ces pénuries face à un taux de chômage important ?

Les raisons de cette apparente contradiction peuvent être multiples. Des conditions et organisation de travail difficiles, des formes d’emploi précaires ou des raisons salariales qui ne répondent pas aux attentes de salariés potentiels, des formations à revoir, des métiers avec numérus clausus ou limitations du nombre de recrutements en particulier dans le secteur public, des effets conjoncturels ou liés à des événements particuliers, comme la sécurité dans la période actuelle par exemple ou des zones géographiques enclavées. Il y a des tensions structurelles et d’autres plus conjoncturelles qui nécessitent chacune un traitement différent.

Quelles sont les pistes à creuser pour réduire et minimiser ces tensions ?

Une partie des réponses tient aux raisons des tensions évoquées ci-dessus : amélioration des conditions de travail et/ou salariales, formations initiale et continue, choix politiques pour augmenter le volume de cotisation sociale ou de fiscalité pour financer des postes de médecins ou d’infirmiers par exemple, ou des emplois publics.





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