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Métiers sous tension, pénuries de candidats

le 20 avril 2016 - Stéphanie Borg - Métiers sous tension, pénuries de candidats

Métiers sous tension, pénuries de candidats
© Helder Almeida

En 2014, les difficultés de recrutement ont très légèrement diminué dans la région Auvergne Rhône-Alpes. Mais elles masquent des situations contrastées suivant les métiers et les zones géographiques. Face à cette pénurie potentielle de compétences, les entreprises concernées s'organisent. Dossier.

Notre dossier ici.Le secteur de l'informatique et des télécommunications, toutes familles professionnelles confondues, les techniciens et les agents de maitrise des industries mécaniques, une grande partie du secteur de la maintenance, du travail des métaux, l'hôtellerie, la restauration et l'alimentation (sauf les patrons et les cadres), les employés de banque, des assurances et de la comptabilité et les agents de maitrise du bâtiment des travaux publics connaissent encore des niveaux de tension élevés sur le marché de l'emploi. Traduire : des postes proposés par les entreprises de la région (plus encore si elles se trouvent sur le Grand Lyon Centre nord, la zone ZTEF Ouest lyonnais ou du côté d'Annecy) sont laissés vacants faute de candidature adaptée.

"La plupart des métiers sous tension sont en réalité des métiers dont le quotidien est mal connu des jeunes »

"Nous avons des difficultés pour trouver des profils de techniciens expérimentés pour toute notre partie administration système. Il y a peu de gens disponibles sur le marché", confirme Laurence Pichegru, directrice du développement RH de DCS Easyware, une entreprise de services du numérique basée à Lyon. Même discours chez Orange, qui, malgré son statut d'employeur attractif, connaît aussi quelques obstacles pour recruter des techniciens spécialistes réseaux. "Il est compliqué de les trouver et de les conserver au vu de la concurrence", estime Magali Moulin, directrice des ressources humaines de la direction Orange Centre-Est Rhône-Alpes Auvergne.

"La plupart des métiers sous tension sont en réalité des métiers dont le quotidien est mal connu des jeunes ou qui ont une mauvaise image auprès des parents", résume Roland Bernard, président du groupe hôtelier Axotel. Même analyse du côté des métiers techniques des métiers de l'informatique et des télécommunications. "Peu de gens savent qu'un technicien chez Orange doit faire preuve de créativité, d'autonomie, être technophile pour réaliser l'ensemble des opérations sur tablette", poursuit Magali Moulin.

L'alternance, un vivier qui permet de servir nos besoins futurs

Travailler sur son offre employeur en proposant des parcours professionnels riches offrant autonomie et responsabilité reste un levier indispensable pour attirer les profils demandés. Certaines entreprises imaginent des challenges originaux pour se faire connaître auprès des jeunes, organisent leurs propres classes pour des formations "maisons" ou forme directement selon leurs besoins. Toutes misent sur l'alternance pour se constituer leurs viviers de compétences : "50% de nos recrutements extérieurs, conclut Magali Moulin, proviennent de l'alternance, un vivier qui permet de servir nos besoins futurs et notamment sur des métiers sur lesquels il est très long de se former »..

Dossier réalisé par Stéphanie Borg



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