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Écoles de commerce : émerger face aux ténors du secteur

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Écoles de commerce : émerger face aux ténors du secteur
Photo DR

Face aux grandes écoles de commerce de Lyon et sa région, dont certaines classées parmi les meilleurs établissements internationaux, de nombreuses autres écoles arrivent à convaincre jeunes et moins jeunes de suivre leurs traces. Certaines ont fait le choix de la spécialisation, d'autres celui de l'innovation. Toutes ont l'ambition d'émerger face aux ténors du secteur.

En France, à la rentrée 2014, 198 écoles formaient 134 300 étudiants aux métiers du commerce. Des effectifs stables après une hausse régulière de 3 à 4% entre 2010 et 2014. Ces établissements du groupe I (voir encadré) accueillent près de 90% des effectifs nationaux. Le reste des apprenants se répartit dans les autres écoles – paradoxalement parfois plus nombreuses que le groupe I.

Dans l'académie de Lyon (Ain, Rhône, Loire), les étudiants de la filière représentaient plus de 10 000 étudiants à la rentrée 2014, soit plus de 5% des effectifs étudiants de l'Académie. Là aussi, comme en France, les effectifs sont stables. Un gâteau que doivent se partager les nombreuses écoles de commerce d'un périmètre qui n'a pas vocation à grossir de façon exponentielle.

D'un côté, les grandes, voire les "très grandes" écoles. Elles sont une petite dizaine à détenir le précieux sésame : un programme grande école certifié et reconnu sur le plan national et international. Face à elles, de nombreuses structures dont il est difficile de connaître le nombre exact dans l'Académie, certaines de taille confortable, d'autres de très petite capacité. Si la notoriété des classements et leurs excellentes performances en matière de formation et d'insertion professionnelle concentrent les regards vers les plus grandes, les stratégies des autres écoles pour s'imposer sont variées.

Une première catégorie fait délibérément le choix des territoires, délaissant volontairement Paris et les grandes métropoles pour se concentrer sur des zones où l'offre de formation est moins importante. Elles entendent ainsi répondre aux besoins locaux : petites entreprises dynamiques à la recherche de talents, apprenant qui n'ont pas les moyens ou la volonté de quitter leur ville, même pour une capitale régionale située à une centaine de kilomètre. Une seconde catégorie mise sur la spécialisation : formations pointues, de niches, alternatives ou sectorialisées. Là aussi, ces écoles ont su capitaliser sur les manquements des grandes. A être trop généraliste, on ne peut répondre aux besoins spécifiques de certains secteurs. D'autres enfin jouent la carte de la pédagogie : e-learning, méthodes d'apprentissage innovantes, nouveaux courant de pensées et offres de formations en lien direct avec le marché, souvent concentré sur un bachelor roi, ce programme en trois ans calqué sur les standards européens, en particulier anglo-saxon, qui séduit recruteurs et étudiants.

Le secteur de la formation supérieure s'organise face aux défis des nouveaux modèles d'apprentissage. Là aussi, plus petits, parfois plus agiles ou forts de leurs convictions, certains groupes ont su anticiper les virages et s'armer pour résister. Face aux marché, en restructuration, et face aux géants. 

Définition
Les écoles de commerce sont soit des établissements privés, soit des établissements consulaires. A cela, il convient d'ajouter les écoles de commerce issues des grandes universités, de type IAE, et tous les bacs techniques en lien avec la fonction commerciale, de type BTS.
On classe les écoles en 3 groupes : le groupe I (école reconnue par l'Etat et au moins un diplôme visé par le ministère de l'Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche), le groupe II (école reconnue par l’État mais aucun diplôme n’est visé par le Ministère), école du groupe III (école non reconnue par l’État et aucun diplômes n’est visé par le Ministère).

 

 

20e Mondial des Métiers

Pendant 4 jours, le Mondial des métiers fait la lumière sur les métiers et les formations de demain. L'occasion de découvrir, sur près de 30 000 m2, l'ensemble des métiers de l'industrie, des services et de l'agriculture et les parcours de formation. Ce mondial s'adresse aux collégiens, aux lycéens et aux étudiants, mais accueille également tous les professionnels ou les demandeurs d'emploi en recherche de formation continue ou avec des projets de reconversion.

Eurexpo, 4 au 7 février 2016




Stéphanie BORG
Journaliste

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