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Indice boursier régional IAE Lyon - Université Jean-Moulin

le 10 octobre 2017 - Dr Alain Teston, directeur honoraire iaelyon - Université Jean Moulin - Finances

Indice boursier régional IAE Lyon - Université Jean-Moulin
Légende : 5,49 % de hausse en septembre, soit 18,25 % en 9 mois et 24,7 % en un an !

L'indice se met sur son 31… pour son 31e anniversaire. Il connaît une bonne année boursière, malgré un été quelque peu décevant, mais tout est relatif (- 3,06% durant les trois mois d'été, de fin mai à fin août).

Le CAC 40 a connu une hausse de 4,80 % en septembre, soit 9,61 % depuis le début de l'année. La volatilité cet été a été réduite. L'explication est double : les taux d'intérêt sont bas, et les cours du pétrole restent assez stables.

L'Indice Financier Européen IFE 15 a connu également un excellent mois de septembre (+ 4,3 %), gagnant 10,2 % depuis fin 2016. On relèvera d'ailleurs que la majorité des principales bourses européennes a dans les faits progressé de 11 % en neuf mois, comme le Dax allemand (11,74 %), le Bel 20 belge (11,41 %), l'AEX néerlandais (11,15 %), l'Ibex 35 espagnol (11,01 %), ou le SMI suisse (11,41 %). Le FTSE Mib italien a grimpé de 18 % ; quant au Royaume Uni, le FTSE 100 se limite à + 3,22 %...

Des résultats réconfortants

L'indice boursier régional iaelyon - Université Jean Moulin a ainsi progressé en moyenne pour chacune des 31 années de 7,45 %, hors dividendes, sans prendre en compte l'inflation.

L'indice régional comporte des sociétés de toutes tailles, de la nouvelle région élargie désormais à Auvergne-Rhône-Alpes.

Sur les cinq dernières années - de fin septembre 2012 à fin septembre 2017 - la hausse globale a été exceptionnelle, plus précisément de 148,5 %, soit pour chacune des années, respectivement de 42,2 % sur 2012/2013, de 15,74 % sur 2013/14, puis de 5,82 % sur 2014/15, ensuite de 14,44 % sur 2015/2016, et enfin de 24,7 % d'octobre 2016 à septembre 2017.

Au cours de ces mêmes cinq ans le CAC 40 a affiché une hausse respectable de près de 60 %. Le CAC Mid & Small, composé des capitalisations boursières du large univers des PME, a quant à lui monté de 123%.

Fin 2013 la détention du CAC 40 par les non résidents atteignait 47,8 %, record historique, mais l'importance des investisseurs étrangers dans le CAC 40 s'est réduite à 44,5 % trois ans plus tard.

Selon la Banque de France, en considérant toutes les actions cotées, le taux de détention par les non résidents n'est que de 39,1 % : hors CAC 40, ce taux au plus bas de ces dix dernières années, s'élève à 28,6 %.

Des réalités

Le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi en catégorie A, ce qui correspond à « n'ayant pas du tout travaillé » pendant tout le mois a augmenté en août de 22 300, atteignant ainsi 3,54 millions en France métropolitaine. Toutes catégories de demandeurs d'emploi, la progression sur trois mois ressort à 1,5 %. En Auvergne-Rhône-Alpes, le chômage de catégorie A augmente en août de 0,5 %, mais il recule sur un an de 0,4 % : en août seuls la Savoie, l'Isère et la Haute Savoie connaissent des améliorations dans une fourchette comprise entre + 0,5 % et 0 %.

La croissance potentielle de la France est désormais aujourd'hui de 1,25 % par an, mais il convient de préciser qu'il s'agit d'une estimation, et non pas à proprement parler d'une grandeur mesurable. Cette croissance correspond à celle attendue à moyen terme. Comme c'est le cas dans les pays développés la croissance ralentit ainsi en France, en lien avec le progrès technique. C'est un concept qui favorise le diagnostic économique d'un pays, et permet de voir quelle position on occupe dans le cycle. Ce qui est nouveau c'est la volonté du gouvernement actuel - dans son budget - de s'aligner sur les estimations du Trésor et de la Commission Européenne. Selon cette dernière au printemps dernier, la croissance potentielle estimée était de 1,5% en Allemagne ou au Royaume-Uni, de 1,4 % au Pays, ou de 1,2 % en zone euro (0,9 % en Espagne et 0,3 % en Italie)…

Les grandes lignes du projet de loi de finances pour 2018 ont été présentées le 27 septembre. Il s'agit du premier budget du quinquennat du Président de la République, avec un « choc fiscal ». On se contentera de ne citer que trois mesures, très médiatisées, qui concernent le remplacement de l'ISF (impôt sur la fortune) par un impôt sur la seule fortune immobilière (IFI), la création d'un impôt forfaitaire unique à 30 % sur tous les revenus du capital (la flat tax), en fait scindé en deux : un taux forfaitaire d'impôt sur le revenu de 12,8 % et les prélèvements sociaux de 17,2 % (les 15,5 % actuels majorés du relèvement de 1,7 % du taux de la CSG)… Bien sûr il y a des spécificités, par exemple pour l'épargne réglementée, le PEA, l'assurance-vie…

On retiendra aussi la suppression de la taxe d'habitation pour 80 % des ménages, suivant leur revenu fiscal et l'importance de leur foyer, appliquée en trois étapes : diminution de 30 % dès 2018, puis de 65 % en 2019, et de 100 % en 2020.

L'avenir des marchés financiers

Nous sommes optimistes, mais conscients des risques existants, et de leurs spécificités. Le monde évolue, ce qui est tout à fait normal, mais encore faut-il rappeler des règles essentielles. Il y a des codes à connaitre et à respecter. La confiance est essentielle, le respect partagé aussi, tout comme la connaissance réciproque. Les taux d'intérêt sont à des niveaux historiquement bas, mais jusqu'à quand cela durera-t-il ? Il faut savoir comprendre et s'adapter.





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