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Jean-Michel Aulas « La gestion de l'OL est décloisonnée de mon propre parcours »

le 20 juillet 2017 - Julien THIBERT - Finances

Jean-Michel Aulas « La gestion de l'OL est décloisonnée de mon propre parcours »
D.R.

Le refinancement des dettes bancaires et obligataires du groupe Olympique Lyonnais, à hauteur de 260 M€, s'inscrit dans un modèle économique plus global débuté il y a tout juste 30 ans. Cette bouffée d'air financière réinsère le groupe dans un nouveau cycle vertueux. Quant à son président ? Jean-Michel Aulas n'est pas « pressé » de quitter son poste.

Comment s’inscrit ce refinancement des dettes dans le développement économique de l’OL ?
Il était prévu dans un cycle plus global de financement débuté en juillet 2013, et qui avec les possibilités de l’instant, s’étendait sur une durée de sept ans. A cette période, de nombreuses contraintes, comme les taux bancaires élevés nous ont conduit à créer la Foncière du Montout. Dès le départ nous gardions à l’esprit de pouvoir refinancer nos dettes le plus rapidement possible. C’est arrivé plus tôt que prévu grâce notamment à des conditions de prêts aujourd’hui beaucoup plus favorables. Ce refinancement nous donne plus de latitude, notamment avec un crédit Revolving passé de 34 à 73 M€, crédit d’exploitation d’une durée de 5 ans renouvelable deux fois 1 an soit 7 ans au maximum, participant à cette souplesse financière.

En quoi la simplification juridique avec l’absorption de la Foncière du Montout par la société OL SAS est-elle de nature à faciliter la gestion du groupe ?

Cette simplification est d’ordre administrative et juridique. L’ensemble des process de gestion devait passer par la Foncière en termes de garanties, avant d’irriguer la société OL, ce qui rendait complexe au quotidien notre fonctionnement.

Ce nouveau cycle économique favorable impacte-t-il sur votre propre avenir à la tête de l’OL ?

Cette logique de gestion du groupe est décloisonnée de mon propre parcours. L’actionnariat en place le prouve. Mes 27,9 % de participation et celle de Jerôme Seydoux à 23,8%, garantissent une majorité de fonctionnement. L’entrée d’IDG actionnaire minoritaire, bien qu’avec quand même 20%, montre notre volonté de maintenir un certain équilibre.


Après trente ans à la tête de l’OL, parvenez-vous quand même à vous projeter ailleurs et de quelle manière ?

Je reste serein par rapport à cette situation. Nous sommes partis d’un club mineur qui aujourd’hui compte dans le paysage footballistique. L’équipe masculine puis celle féminine, le nouveau stade et le camp d’entraînement ont étoffé le projet sportif initial. Nous avons construit une entreprise qui me satisfait. Je ne suis donc pas pressé de partir et ne nourrit aucune obsession autour de ma succession. Celui qui voudra prendre la suite devra investir à hauteur de ce qui correspond à la valorisation d’entreprise actuelle, c’est à dire au moins 780 M€, mais qui reste évolutive dans les prochaines années.



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