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Eric Butet : « Le quartier Grolée-Carnot est commercialisé à 80 % »

le 29 mai 2017 - Jacques DONNAY - Immobilier-TP-Bâtiment

Eric Butet : « Le quartier Grolée-Carnot est commercialisé à 80 % »
DR - Eric Butet

Avec l'arrivée d'Uniqlo en fin d'année, la commercialisation du quartier Grolée-Carnot touchera quasiment à sa fin. Le directeur du Pôle Commerce du cabinet Thomas Broquet Conseil revient sur les derniers développements d'un projet urbain qui a mis 10 ans à sortir.

Longtemps considérée comme un échec cuisant, la commercialisation du nouveau quartier Grolée – Carnot arrive-t-elle enfin à son terme ?

A la fin de l’année, après les installations de quelques enseignes majeures, à commencer par Uniqlo, le quartier Grolée – Carnot sera commercialisé à 80 %. Cela a certes pris du temps, mais une fois que le positionnement actuel a été retenu, les choses sont allées beaucoup plus vite. Il y a incontestablement eu une erreur de positionnement au départ, quand les Docks Lyonnais ont voulu faire un quartier dédié au luxe. Mais lorsque ADIA (Abu DhAbi Investment Authority) a repris la main sur ce dossier et a décidé, en suivant notre préconisation, de viser un segment moyen - haut de gamme, la dynamique a rapidement pris forme.

Le positionnement était-il le seul frein à la commercialisation ?

C’était un frein essentiel. Mais la taille des cellules posait également problème. Nous avons donc invité ADIA à jouer la carte du remembrement, en regroupant des cellules de taille moyenne, pour répondre à la demande d’enseignes que nous ne pouvions pas accueillir jusque-là en Presqu’Ile. Le cas d’Uniqlo est symptomatique, puisqu’ils vont ouvrir d’ici la fin de l’année sur 2 500 m2.

Quelles sont les autres enseignes qui arriveront dans les prochains mois ?

Nous attendons notamment Miliboo (Ndlr : mobilier) et Bialetti, l’inventeur de la cafetière italienne. C’est une très vieille maison, qui a une centaine de boutiques en Italie, au sein desquelles elle décline trois concepts différents. En France, où ils ont commencé à prendre pied, ils prennent place dans de petites boutiques, où ils proposent un seul de ces trois concepts. Mais à Lyon, ils débarquent immédiatement avec les trois concepts : art de la table avec leurs célèbres cafetières, café en dosettes et, enfin, épicerie italienne. Cette implantation lyonnaise, qui développera 220 m2 de surfaces de vente en Rez-de-chaussée sera en quelque sorte une boutique pilote pour eux.

Ces arrivées sont-elles le signe de l’attractivité enfin confirmée du quartier Grolée – Carnot ?

Les installations récentes ont démontré que le quartier avait déjà trouvé sa place dans l’offre commerciale lyonnaise. Hema, le spécialiste de la décoration, a ouvert ses portes il y a 18 mois. Ils ont pris place dans un espace qui totalise 250 m2 en Rez-de-chaussée et 500 m2 à l’étage et ils nous ont indiqué qu’ils avaient réussi à Lyon leur meilleure ouverture depuis qu’ils sont implantés en France. Non seulement en termes d’affluence, mais aussi de chiffre d’affaires.

A quelle échéance la commercialisation devrait–elle être totalement achevée ?

Je pense que nous aurons entièrement bouclé le programme à la fin du premier semestre 2018. Le plus dur dans la commercialisation d’un quartier comme celui-ci, c’est de faire venir les premières enseignes attractives. Maintenant que ces moteurs sont là, nous sommes dans le phénomène inverse et ADIA a le loisir de sélectionner les enseignes qu’il entend accueillir.



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