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Festival Sens interdits, le théâtre en partage

le - - Spectacle vivant

Festival Sens interdits, le théâtre en partage
Dmitrij Matvejev - Martyr de Marius Von Mayenurg mis en scène par Oskaras Korsunovas

Le festival Sens interdits revient avec son lot de spectacles hors normes. Pour une cinquième édition placée sous le signe de l'« urgence » et la « nécessité » et dédiée au metteur en scène russe assigné à résidence cet été, Kirill Serebrennikov. Comme il est urgent et nécessaire de réagir à la montée de la division et du repli, le théâtre offre un espace de liberté et de résistance conquis par ce festival qui devient une référence de ce que peut être un théâtre engagé et populaire.

En tout, ce sont 21 spectacles venus du monde entier, qui « ouvrent portes et fenêtres et regardent le monde » comme l'écrit le directeur Patrick Penot dans le programme. Un programme noir et rouge vif comme les couleurs de la révolution qui fait la part belle aux artistes d'ailleurs mais également aux artistes français. Année France-Colombie oblige, la Colombie figure en bonne place avec trois spectacles qui donnent à voir sa vitalité théâtrale tandis que des troupes arrivées du Kazakhstan, de Lituanie, de Russie, du Cameroun, du Rwanda, du Liban, de la Syrie, de l'Égypte, d'Europe aussi... nous immergent dans le quotidien de ces pays. Tel le travail de la désormais incontournable Tatiana Frolova et son théâtre KnAM, accueillie pour la quatrième fois avec sa nouvelle création, coproduite par le festival, Je n'ai pas encore commencé à vivre. Une plongée documentaire dans le quotidien des habitants de Komsomolsk-sur-Amour, une ville aux confins de la Sibérie orientale, ceux de la génération née dans les années 90 sur les ruines de l'URSS. Ou celui de Oskaras Korsunovas, metteur en scène lituanien et figure emblématique de la scène théâtrale qui ouvre le festival par un texte sur l'excès religieux, Martyr. Sans oublier l'immense metteur en scène Matthias Langhoff qui clôture le festival avec un projet mené avec les élèves de l'École nationale de théâtre de Santa Cruz de la Sierra en Bolivie. Toutes propositions qui rendent ce festival absolument indispensable. À noter la création d'une école éphémère, co-organisée avec l'ENS de Lyon qui va permettre à une quarantaine d'étudiants de croiser les savoirs et les réflexions...
G.V.P.
Festival Sens interdits, 19 au 29 octobre, www.sensinterdits.org

Transfrontalier de Zora Snake, une performance coup de poing

C'était aux Invites de Villeurbanne au début de l'été. Un homme seul se débattait contre des fils de fer barbelés sur l'avenue Henri Barbusse. Performance sur les notions de frontières, comme son titre l'indique, Tranfrontalier est un moment assez saisissant que le chorégraphe-danseur-performeur Zora Snake transcende par son engagement et son courage. Un travail qui force l'admiration pour celui que d'aucuns considèrent comme l'un des plus artistes les plus prometteurs de la scène camerounaise. Indispensable pour « faire bouger les esprits. 21 et 22 octobre.




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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