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Infrastructures - SNCF : 575 M€ pour le sillon alpin sud

le 13 juillet 2012 - La Rédaction - Collectivités - article lu 48 fois

Infrastructures - SNCF : 575 M€ pour le sillon alpin sud
Guillaume Pepy et Josiane Baud (© Antoine Meunier)

Première délégation de service public, première région TER de France, la SNCF a décidé des investissements massifs sur le territoire rhônalpin afin de combler un certain retard accumulé après une politique de la société nationale axé sur le « tout TGV » comme le reconnaissait Guillaume Pepy lors de ce déplacement.

Des investissements et des travaux qui ne seront pas sans conséquences sur les usagers, ou plutôt les clients, termes employé désormais depuis plusieurs années.
Premier site concerné, et pas des moindres, le sillon alpin sud et plus particulièrement l’interruption de la circulation sur la liaison Valence-Moirans du 9 décembre 2012 au 14 décembre 2013, une fermeture qui impactera quelque 9000 voyageurs quotidien qui auront recours à un service de substitution « une véritable opération commando préférée à des travaux à la petite cuillère » a précisé Guillaume Pepy, et qui consisteront au renouvellement complet de la voie pour un montant de l’ordre de 75 M€, le plus grand chantier de France engagé à ce niveau grâce à la mise en place d’un train usine unique en son genre mis en place pour l’occasion qui utilise qui plus est un procédé écologique qui permet de recycler 30 % des matériaux pour le retraitement du ballast, des traverses et des voies, in fine c’est l’ensemble de la ligne qui sera renouvelée.
D’autres points noirs comme Lyon-Grenoble, Lyon-Ambérieu seront également traités dans les années qui viennent, le sillon alpin sud bénéficiera au total d’investissements d’un montant de 575 M€ qui en feront le 1er chantier TER de France et conforteront l’amélioration du service déjà engagé. Car des résultats probants ont déjà été réalisés, a souligné Guillaume Pepy, ainsi, sur les réseaux TER la ponctualité est de l’ordre de 90,8 % en nette augmentation, même si elle reste insuffisante ; le président de la Région Rhône- Alpes, Jean-Jack Queyranne, l’a lui-même reconnu.
Car la région Rhône-Alpes en matière ferroviaire est victime de son succès, avec 1 300 trains quotidiens, 250 TGV et 150 rames de fret.

La SNCF victime de son succès

Elle est véritablement saturée et justifie donc des investissements dont elle fait l’objet. Au total, au plan national, la SNCF va consacrer quelque 575M€ d’ici 2015 au renouvellement de son réseau traditionnel quelque peu délaissé au profit du TGV.
Celui-ci n’est en revanche pas oublié dans le développement de l’entreprise qui va mettre en place des rames à bas coût sur des liaisons entre Marne-la-Vallée, la gare de Saint-Exupéry, et le sud de la France au printemps 2013. Une gare de Saint-Exupéry, qui bénéficie d’ores et déjà de liaisons sur Turin, et qui à l’automne 2013 accueillera des rames TGV à destination et en provenance de Barcelone avec un temps de trajet réduit à environ 3 h 30 pour trois à quatre dessertes quotidiennes.
Une activité en croissance donc, qui bénéficiera à l’emploi puisque sur l’année en cours, et sur celles à venir, la compagnie nationale prévoit un accroissement des embauches supérieur aux prévisions envisagées puisqu’environ 5 000 personnes seront recrutées, contre les 4 300 à 4 400 prévues initialement. « Des emplois principalement destinés à la maintenance », a précisé Guillaume Pepy. Reste qu’il est encore prématuré pour savoir dans quelle mesure la région Rhône-Alpes bénéficiera de cette dynamique.
Quelques points noirs demeurent, c’est le cas de la desserte TGV de Culoz qui, pour des raisons d’horaires incompatibles, ne peut être encore assumée, mais le dossier reste ouvert pour l’avenir, et à plus long terme pour la gare de la Part- Dieu à Lyon qui nécessitera de très importants investissements à moyen terme du fait de saturation. Ce dernier dossier n’a en revanche pas été abordé lors de ce déplacement consacré essentiellement aux infrastructures des TER.


La SNCF en Rhône-Alpes Chiffres clés

23 000 employés pour le groupe dont
12 000 agents SNCF
800 km de voies à entretenir
1,8 Md€ de CA
1 300 trains quotidiens
450 ha de terrain
8 départements
260 gares



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