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L'Opéra ravive " Jeanne au bûcher "

le - - Musique

(Cliquez sur l'image pour voir les vidéos). L'Opéra de Lyon démarre l'année avec une nouvelle production de l'oratorio d'Honegger avec Audrey Bonnet et Denis Podalydès.

 

Paul Claudel rédigea deux livrets pour Arthur Honegger. Jeanne au bûcher, le plus populaire, a été créé à Bâle en 1937. Le compositeur suisse confie à des récitants les principaux rôles de cet oratorio qui mobilise un chœur mixte, un choeur d’enfants et un orchestre imposant où les cuivres tiennent une place importante. La grandiloquence du verbe peu déconcerter aujourd’hui, mais pas la vitalité d’une œuvre rarement donnée. Le grand chef d’orchestre japonais Seiji Ozawa l’enregistra jadis avec Marthe Keller et Georges Wilson (DG). Peintures de foules relayées par une écriture très théâtrale, quelques scènes comme « Jeanne livrée aux bêtes » ou « Le roi qui va à Reims » offrent quelques moments d’une belle intensité dans cette œuvre qui revendique ses références médiévales, oscillant entre profane et sacré.

 

Audrey Bonnet incarne le rôle-titre de ce portrait allégorique inspiré par les actes du procès de la Pucelle d’Orléans. A ses côtés, Denis Podalydès (Frère Dominique) lui donne la réplique sous la baguette de Kazushi Ono. A l’affiche de cette nouvelle production, nous retrouvons le metteur en scène Romeo Castellucci. Pour l’« enfant terrible » du théâtre européen, à qui l’on doit quelques uns des plus beaux chahuts du festival d’Avignon, « cette Jeanne n’est ni une sainte, ni la victime expiatoire de la raison politique ». En lui retirant les « strates idéologiques » accumulées au fil des siècles, Castellucci « veut saisir l’être humain dans sa nudité  et se demander ce que Jeanne d’Arc signifie pour nous aujourd’hui. » Jeanne d’Arc entendait des voix, le public entendra la voix de Jeanne.

Opéra de Lyon, 21 janvier au 3 février, www.opera-lyon.com

Aimard vs Koopman

La rencontre entre le pianiste Pierre-Laurent Aimard, compagnon de route de Messiaen et de Boulez, et le chef d’orchestre Ton Koopman, l’un des pionniers du renouveau baroque, a quelque chose d’incongru. Pas si l’on tend le fil musical qui relie Haydn à son élève Beethoven. Le maître viennois n’a-t-il pas modélisé la symphonie que le génie allemand a poussée à ses limites. Beethoven n’a-t-il pas rendu hommage à son maître dans le 4e concerto pour piano qui ouvre de nouvelles perspectives au genre ? Cette rencontre est arbitrée par l’Orchestre national de Lyon qui accompagnera le virtuose lyonnais dans ce 4e concerto, encadré deux symphonies de Haydn, la très courte n° 1 (15 minutes) et la n°104, dernière des douze symphonies londoniennes.
Auditorium, 12 janvier à 20 h et 14 janvier à 18 h
www.auditorium-lyon.com





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