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La cosmétologie "made in Japan" se fait une place à Lyon

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La cosmétologie "made in Japan" se fait une place à Lyon
M.G.

C'est bien l'écosystème scientifique offert par Lyon, avec ses entreprises pionnières et ses formations universitaires de pointe, qui a retenu l'attention de l'entreprise japonaise Kosé, après Nagase & Co fin septembre.

Concrètement, c'est un chercheur en sciences appliquées du leader japonais, Takashi Tera Mura, qui vient s'installer au sein de du laboratoire CTI-Biotech, société pionnière dans la recherche sur le derme et la médecine réparatrice, afin de développer la dermatologie fondamentale, mais aussi de finaliser la mise au point d'un nouveau produit et de le commercialiser mondialement.

Kosé Lyon souhaite dans un premier temps déterminer avec encore plus de précisions les mécanismes de vieillissement de la peau et évaluer l'utilité des matières premières en utilisant un modèle dermatologique 3D.

Ces recherches pouvant se baser sur l'utilisation de la peau humaine, mais aussi de la peau artificielle, fabriquée donc avec une imprimante 3D.

Concrètement, il aura fallu dix années pour que l'Aderly finalise ce projet, avec l'aide de différentes structures lyonnaises en pointe sur le sujet (le laboratoire de biologie tissulaire et d'ingénierie thérapeutique, le centre européen de dermo-cosmétologie, l'institut de chimie et biochimie moléculaire et supramoléculaires, la plateforme 3D-FAB) ou encore des entreprises comme Dermscan.

Ce fertile terreau cosmétologique était donc la référence incontournable pour l'implantation de Kosé à Lyon, avec une montée en puissance inéluctable.

Si la marque, par ailleurs distribuée timidement en France, bénéficie d'un taux de notoriété qui ne peut que croître, elle n'en est pas moins un géant mondial qui affiche 280 milliards de yens de CA .

Fondée en 1946 par son grand-père, c'est aujourd'hui Kazutoshi Kobayashi, 3e génération du nom, qui dirige ce leader japonais de la cosmétique, dont l'ADN s'appelle la recherche en en sciences appliquées. Fond de teint et sérum étant parmi les premiers produits phares dans le monde.

Un tel géant ne pouvait que se rapprocher en 1963 du groupe L'Oréal qui souhaitait s'implanter dans le pays du soleil levant, sur une gamme de produits de beauté (Shampoing, permanente, coloration cheveux…)

Une joint-venture qui durant quarante années a permis à ces deux entreprises de faire des bonds en avant, certes technologiques, mais aussi commerciaux.

Une expérience qui fait dire à Kazutoshi Kobayashi : «Quarante ans c'est rare ! Alors, pourquoi pas nous retrouver ici entre Rhône et Saône à coté de nos amis Lyonnais et de CTI-Biotech dans 40, 50, voire 100 ans ! ».




Michel GODET
Journaliste

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