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La transcendance dans l'art, à découvrir à la Biennale d'art sacré actuel

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La transcendance dans l'art, à découvrir à la Biennale d'art sacré actuel
DR - Florence Corbi

En parallèle de la Biennale d'art contemporain, des événements « off » se sont développés au fil des éditions. Ainsi la Biennale "hors normes" qui s'est déroulée en octobre et la Biennale d'art sacré qui se tient actuellement, dans l'église Saint-André, sise rue de Marseille.

Soit une trentaine d'artistes, venu.e.s d'ici et d'ailleurs et moult conférences autour de l'art et du sacré, une table-ronde et même une messe des artistes pour clôturer cette onzième édition. Une sculpture de Fernand Greco interpelle les passant.es dès le parvis de l'édifice, une église qui n'accueille plus guère de paroissien.ne.s sauf pour certaines communions et certains mariages. Quatre profils de visages en métal à hauteur d'homme qui invitent à entrer pour découvrir l'intérieur. Où trente cinq artistes, et presque autant de supports, attendent les visiteuses et les visiteurs.

Réuni.e.s autour du thème "Profond retournement" qui fait référence, ici, évidemment, à la conversion mais pas seulement, les œuvres sont disséminées dans des niches se faisant face. Elles peuvent ainsi dialoguer entre elles, établir d'étranges correspondances et surprendre l'imagination. Leur point commun, un (certain) goût pour la transcendance, manifestée de manière très variée. Notamment dans les matériaux, ainsi les étonnants objets (figurines?) de tissus brodés de Isabelle Cellier ou les formes bizarres en céramique que développe Florence Corbi, sortes d'anémones de mer en porcelaine et terre cuite brute.

Ou encore les assemblages de troncs bruts et de chapiteaux en marbre sculptés encadrant une vieille porte peinte d'une icône de Augustin Frison-Roche. Sans omettre les improbables collectes de Caroline Secq, qui dresse son "Buffet de la mer" avec tous les rebuts qu'elle a trouvés en se promenant sur les plages, tel un autel païen moderne garni de victuailles en plastiques. Une œuvre qui trouble et déroute, tout comme cette biennale, qui recèle quelques pépites au milieu de pièces plus conventionnelles !

Gallia Valette-Pilenko

Biennale d'art sacré, jusqu'au 1er décembre, www.basa-lyon.fr




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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