Fermer la publicité

Le Nouvel Institut Franco-Chinois amplifie les relations entre Lyon et la Chine

le - - Dossiers

Le Nouvel Institut Franco-Chinois amplifie les relations entre Lyon et la Chine
©

Des premiers échanges commerciaux autour de la soie, initiés dès le XVIIIème siècle, aux investissements actuels, l'histoire économique entre Lyon et la Chine perdure. Désormais, la Chine se classe troisième fournisseur de la région, sixième pays investisseur notamment via sa vingtaine d'entreprises à capitaux chinois implantées à Lyon. Et représente la première communauté d'étudiants de l'Université de Lyon. Le Nouvel Institut Franco-Chinois, inauguré ce jeudi 15 septembre, a pour vocation d'amplifier le mouvement en devenant le point de convergence de toutes ces initiatives. Economiques, bien sûr, mais aussi culturelles, universitaires et sociales.

Implanté au cœur du domaine universitaire du Fort Saint-Irénée, le Nouvel Institut Franco-Chinois resplendit. Héritier de l'Institut Franco-Chinois, qui accueillit près de 500 étudiants chinois entre 1921 et 1946 avant d'être fermé puis tombé en désuétude, le Nouvel Institut Franco-Chinois, entièrement rénové, a vu le jour en 2014, suite à la visite à Lyon de Xi Jinping, président de la république populaire de Chine.

Initié par des fondateurs institutionnels, dont la Métropole de Lyon, la Ville de Lyon, l'Aderly, l'Université de Lyon et l'Université Lyon 3, il bénéficie du soutien d'entreprises privées, toutes concernées par le marché chinois. Au total, 19 mécènes aux intérêts divers. Soit parce que bien implantés, ils souhaitent conserver leurs positions (Groupe Seb, Institut Mérieux, Novacap), soit parce qu'ils comptent des capitaux chinois dans leur actionnariat (Bluestar Silicones, Bank of China). A cela, s'ajoutent ceux qui misent sur le marché pour se développer, pouvant rejoindre le mouvement à tous moments.

Accélérer le développement économique entre Lyon et la Chine

Ainsi, l'association gestionnaire (3 salariés, directrice : Candice du Chayla) est présidée par Thierry de la Tour d'Artaise, président directeur général du Groupe Seb, qui rappelle que le pays constitue désormais le premier pôle d'activité du Groupe, avant la France. "Nous avons voulu une structure pérenne et bien gérée. C'est important d'avoir un bureau permanent pour travailler et échanger avec les entreprises, les universitaires et être le relais avec la Maison des Arts de Pékin", poursuit le dirigeant groupe lyonnais de petit électroménager.

Peut-importe si la France n'est pas le premier partenaire de la Chine, les projets des lyonnais pour ce vaste territoire sont nombreux. Renforcer la part des touristes chinois dans les visiteurs de la Métropole, multiplier les partenariats entreprises/universités – à l'image d'un projet de recherche signé entre l'ENS de Lyon, le CNRS, l'entreprise Solvay et l'East China Normal University -, accompagner les entreprises pour s'installer sur ce marché. "Notre projet c'est de valoriser le tissu économique lyonnais en Chine pour faciliter son installation", souligne Thierry de la Tour d'Artaise.

Ainsi, les mécènes bénéficient de prestations pour conforter leurs échanges avec la Chine : mise à disposition d'espaces dédiés, organisations de rencontres business, mises en relation et échanges de bonnes pratiques. "Ce n'est pas si facile d'aller en Chine, il faut être bien préparé. Nos formations à l'interculturalité sont construites dans ce sens", témoigne le président de l’Institut. Mais la conquête n'est pas le seul volet économique du Nouvel Institut Franco-Chinois. Il vise également à favoriser l'accueil des investissements chinois en Rhône-Alpes - pas d'objectifs chiffrés dévoilés pour le moment -, assurés d'un "appui politique au niveau local et international".
Avec ce nouvel Institut, Lyon continue de se forger une image à part sur le marché chinois. Et pourrait, à terme, constituer un très bon point d'entrée sur la Chine.

 


 

Confluences franco-chinoises

"En mars 2017, un forum multidisciplinaire "Les Confluences franco-chinoises" rassemblera chefs d'entreprise (grands groupes et PME/PMI- concernés par le marché chinois, universitaires, institutionnels et politiques des deux pays autour d'une thématique dont les contours ne sont pas encore dévoilés. Organisé par l'Institut Franco-Chinois, en collaboration avec la Ville et la Métropole de Lyon et la Fondation prospective et innovation de l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, il est porté en Chine par l'Association chinoise des anciens élèves à l'étranger et Yishu 8 Maison des Arts de Pékin.

En chiffre

La Chine représente 8% des investissements directs étrangers en Rhône-Alpes, 6e des pays étrangers investisseurs.
3e fournisseur de la région avec 9% des importations.
20 entreprises à capitaux chinois sont implantées à Lyon.
40 accords universitaires signés entre Lyon et la Chine : entre 3 500 et 5 000 étudiants chinois sont inscrits dans l'enseignement supérieur lyonnais, c'est la première communauté des étudiants au sein de l'Université de Lyon.
Lyon est la première ville française directement reliée à la Chine par voie ferrée avec 2 trains par semaine arrivant de Wuan.




Stéphanie BORG
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Le Tout Lyon Hebdomadaire régional à dominante économique

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide