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Le numérique, une force pour l'avenir de l'immobilier

le 17 juin 2017 - Agnès GIRAUD-PASSOT - Immobilier-TP-Bâtiment

Le numérique, une force pour l'avenir de l'immobilier

A l'issue de son assemblée générale qui s'est tenue le 8 juin au casino de Charbonnières, la FNAIM du Rhône a organisé une table ronde avec des professionnels de l'immobilier afin de débattre sur les perspectives de réussite du prochain quinquennat.

« On avait souhaité un grand ministère du logement avec le nouveau gouvernement. Malheureusement, ce n’est pas le cas,  » déplore Henry Buzy-Cazzeaux, président de l’Institut du management des services immobiliers. Quelques regrets certes, mais une volonté affichée pour les professionnels de l’immobilier de faire entendre leur voix et de travailler avec les élus pour envisager des lois efficaces. « Il faut faire du balayage avant d’affronter des solutions de réglementation et analyser ce qui est mis en place pour avancer. Aujourd’hui, il faut tout remettre à plat, » affirme Alexandre Schmidt, président de la FNAIM du Rhône.
Le décret relatif au Conseil national de la transaction et de la gestion immobilière (CNTGI) qui précise notamment la mise en œuvre de la commission disciplinaire, appelée dans le texte initial de la loi Alur, commission de contrôle des activités de transaction et de gestion immobilière, est paru le 10 mai 2017. Visant à faire respecter un code de déontologie édicté en août 2015, ce texte récent et mis en place rapidement laisse la profession immobilière quelque peu dubitative. Elle attend notamment un décret sur l’aptitude professionnelle à l’entrée dans le métier. La formation est, en effet, une des priorités d’un avenir qui passe indéniablement par le numérique. « Le métier de la gestion de biens immobiliers n’attire pas les jeunes. Le digital peut rendre plus sexy la profession, ils sont à l’affût de ces technologies qui aident à avancer. Tous les acteurs immobiliers sont prêts à suivre cette évolution. Ils n’ont pas le choix et la loi peut les aider », tente de convaincre Jérôme Javazzo, adhérent à la chambre FNAIM du Rhône et administrateur de biens. Cependant le numérique a un coût et les grands groupes pourraient-ils disposer d’un avantage concurrentiel sur les indépendants ? Quoiqu’il en soit, des solutions qui permettent de se différencier, avec l’apport d’outils novateurs, s’imposent à tous les niveaux, depuis la visite à la signature en ligne.
Le futur de l’immobilier passe ainsi par l’intégration de nouvelles technologies. Mais également par le syndicalisme. « Le syndicat est force de proposition. Il plaide notre cause auprès des politiques, il propose des services et des solutions à des coûts raisonnables », ajoute Bernard Vorms, président de la mission « Immobilier et numérique » et président du CNTGI. « Il faut être fiers de notre profession », s’accordent à affirmer les professionnels d’un secteur qui suit positivement l’évolution économique du pays.

A.G.-P.
 



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