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Le roman noir d'André blanc

le 20 avril 2016 - Antonio MAFRA - Art de vivre

Le roman noir d'André blanc
© : DR

Reconverti dans le polar, l'ancien adjoint aux travaux de Michel Noir a écrit une trilogie qu'on dévore avec gourmandise. André Blanc travaille à un quatrième opus où son héros, le commandant Guillaume Farel, plongera dans un nouveau scandale d'Etat.

Comment devient-on auteur de polars ?

Pour relever le défi de ma femme qui m’a dit un jour qu’au lieu de critiquer les bouquins que je lisais, je n’avais qu’à en écrire un moi-même. Moi qui n’avais écrit que des textes scientifiques et... des notes d’honoraires, je me suis alors rendu compte de la difficulté de l’exercice. Pour franchir les obstacles, j’ai décortiqué les recettes des auteurs de polars et monté cela à ma sauce, de manière cinématographique. Puis a commencé le parcours du « jeune » auteur qui frappe aux portes des éditeurs jusqu’à ce que Jigal, une maison d’édition marseillaise, me signe un contrat pour mes deux premiers livres Farel et Tortugas’Bank

Qu’est ce qui a inspiré le premier roman de cette trilogie ?


Le besoin d’exorciser un drame familial, de parler de thèmes qui me passionnent, comme la religion, pour moi un cul de sac car je ne peux pas croire sans raison.  Puis, au fil des pages, les personnages ont imposé leurs propres règles du jeu.

Comment avez-vous construit vos personnages ?


Guillaume Farel, est l’homonyme du réformateur qui a contribué à propager le protestantisme en Suisse romande. Il est marqué  par un passé militaire, dans des zones de combats qui vous changent un homme. La juge Fournier, avec laquelle il forme un duo de choc, renvoie à Jacques Fournier,  grand Inquisiteur à Toulouse. Avec Jean-Baptiste Lucchini, l’adjoint de Farel auprès duquel il découvre la fraternité, je voulais montrer l’importance des réseaux. Maud, qui partage l’intimité du héros, lieutenant à Interpol apporte à la fois son expertise et sa douceur. Ce quatuor affronte des personnages peu scrupuleux, souvent violents, qui grenouillent dans la politique et la finance.

Comment envisagez-vous cette 3è vie ?


Comme un divine surprise dont j’aurai tort de ne pas profiter. Ce succès dépasse mes espérances, même si certains critiques me reprochent une forme classique. Tant pis pour eux. J’ai plein de projets d’écriture. Le prochain roman abordera un autre scandale d’Etat, celui de la taxe carbone et des droits à polluer.

Finalement qu’est ce qu’un polar ?

Un roman social.

 

Propos recueillis par Antonio Mafra

En format poche : Farel (312 pages) et Tortuga’s Bank (272 pages) – 9,50€
En grand format : Violence d’Etat (264 pages) – 19€
Editions Jigal

 

Un héros lyonnais

Aujourd’hui âgé  de 72 ans, André Blanc a fait tout son parcours à Lyon. D’abord au lycée Ampère, où enseignait son père André, alors adjoint aux affaires scolaires sous les mandants de Louis Pradel, puis par la suite de Francisque Collomb, enseignait l’anglais. L’oncle de Guillaume Decitre, dont l’adolescence est marqué par les étés passés Allemagne, dans la vallée du Rhin, où il noue des amitiés toujours vivaces, fait des études pour devenir dentiste, « des études faciles quand on est bricoleur ». Après un drame familial, il cesse d’exercer pour une courte traversée du désert qu’interrompt Michel Noir, qui, en 1983, l’inscrit dans ses listes pour conquérir la mairie. A la faveur du grand chelem de 1989, cet amateur de condrieu est nommé adjoint aux travaux. En 1995, André Blanc quitte la politique, découvre la franc-maçonnerie, collabore avec le CNRS, s’évade dans la musique, la peinture et la pêche à la mouche. Des activités de plus en plus sacrifiées par sa nouvelle vie d’auteur de polars.



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