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Marduel prolonge le fil d'une histoire pluriséculaire

le - - Entreprise de la semaine

Marduel prolonge le fil d'une histoire pluriséculaire
© : DR - Marduel a pris possession de ses nouveaux à Arnas en 2013

Créée il y a 150 ans sur le marché de la transformation des fils, la société caladoise Marduel s'est adaptée à un environnement changeant, passant de la broderie au fil synthétique, puis au composite.

Marie-Alice Marduel, directrice commerciale de la société éponyme, qu’elle anime aux côtés de son frère Jean-Baptiste, Pdg, glisse avec fierté : « Nous sommes la quatrième génération à la tête de l’entreprise dont nous contrôlons toujours 100 % du capital. » Plus d’un siècle et demi après sa création, à Villefranche-sur-Saône, cette PME spécialisée dans la transformation des fils continue de tisser son histoire. La matière première a pourtant bien changé au cours des années, amenant l’entreprise à se tourner vers d’autres utilisateurs et d’autres marchés. « Les générations précédentes ont su s’adapter et nous poursuivons leur œuvre. »


A l’origine, Marduel produisait des fils à base de fibres naturelles pour la broderie ou la mercerie, une production exportée dans le monde entier, notamment dans les colonies. Dans les années cinquante, à l’apparition des fils synthétiques, l’entreprise doit s’adapter. Sous l’impulsion du grand père de Marie-Alice et de Jean Baptiste, la société prend ce virage et les nouvelles matières premières transformées par Marduel trouvent un débouché naturel avec l’industrie. « Nos prédécesseurs ont investi dans la transformation des fils synthétique. Ils ont quitté les marchés de la broderie et de la mercerie pour des applications industrielles, ce qui est encore au cœur de notre activité aujourd’hui », précise la dirigeante.


Cette faculté d’adaptation, l’entreprise caladoise l’a une nouvelle fois démontrée au cours des dernières années. Tout d’abord, en choisissant de quitter son site historique pour s’installer à Arnas. Elle déménage en 2013 et prend possession de bâtiments éco-responsables, mieux adaptés à ses besoins. Situés en plein cœur de Villefranche, les anciens locaux étaient devenus trop vétustes et trop grands. Ils posaient également un problème en matière de logistique. « Nous avions des difficultés pour faire venir des camions pour nos approvisionnements et nos expéditions », explique la directrice commerciale de l’entreprise.  Installé sur un site totalisant 2 500m2 couverts, Marduel dispose d’une réserve foncière qui lui permettra de s’agrandir de nouveau en cas de besoin.


La société caladoise, qui emploie désormais 18 personnes pour un chiffre d’affaires de 1,4 M€, relève un nouveau défi. « Il y a un peu plus d’un an, nous avons décidé de nous positionner sur le marché des composites avec de nouveaux produits, détaille Marie-Alice Marduel. Nous faisons du retordage de fils de carbone, pour le marché des composites, ce qui nous permet de travailler avec des partenaires de l’aéronautique. »  Une activité en plein développement, dont l’entreprise devrait commencer à récolter les fruits à partir de 2017.
 

 

Marie-Alice Marduel : « Nous regardons vers l’Angleterre »

Présents sur le salon JEC Composites, qu’attendez-vous d’un tel événement ?

C’est déjà la troisième année que nous sommes présents sur ce salon. Nous avons le sentiment qu’il peut nous amener une nouvelle croissance, puisque nous sommes pratiquement les seuls à développer le retordage de fils de carbone, en France. Ce choix stratégique, opéré il y a environ 18 mois, nous tire vers le haut. Nous avons développé et mis au point du matériel pour cette nouvelle activité. Cette année, nous sommes repartis du salon avec un nouveau client pour un nouveau marché.


Abandonnez-vous vos marchés traditionnels ?


Non, pas du tout. En parallèle à ce nouveau marché, l’entreprise renforce sa présence dans toutes les industries qui ont besoin d’un savoir-faire comme le nôtre : les bandes transporteuses, les tuyaux d’arrosage… Nous intervenons très en amont dans la filière industrielle, partout où il y a besoin d’intégrer un fil de renfort, une résistance à la rupture.

Historiquement présente à l’international, l’entreprise a-t-elle des objectifs à l’export ?


Nous réalisons entre 30 et 40 % de notre chiffre d’affaires hors de France. Nous travaillons principalement avec les pays limitrophes : Allemagne, Italie et Espagne, ainsi qu’avec Europe de l’Est. A l’avenir, nous souhaitons nous renforcer en Allemagne et développer l’Angleterre.




Jacques DONNAY
Journaliste

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