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Métropole de Lyon : diversité politique et intérêt général

le 30 mai 2017 - Julien THIBERT - Collectivités

Métropole de Lyon : diversité politique et intérêt général
Jacques Leone

Bien sûr le départ de Gérard Collomb de Lyon, qui laisse vacant le siège de maire et celui de président de la métropole, fait entrer l'échiquier politique local dans une zone de turbulences. Mais comme l'a rappelé l'ex-principal intéressé dans un discours cette semaine en préambule du conseil métropolitain : « Dans la diversité des sensibilités politiques de cette assemblée, j'y vois le signe qu'en dépit des différences de point de vue, il y a, ici, une vraie communauté humaine au service de l'intérêt général, au service de notre Métropole ».

Diversité politique et intérêt général… Loin d’être antinomiques, mais plutôt complémentaires d’ailleurs, ces deux notions sont de nature à se nourrir-elle même de leurs propres forces pour faire émerger une véritable politique territoriale métropolitaine et une identité propre, comme l’évoque Gérard Collomb : « Une agglomération qui, vous le savez, figure désormais dans le Top10 des Métropoles européennes sur le plan économique, une métropole qui place la volonté de résorber les fractures spatiales qui marquent notre territoire en tête de ses priorités. Une métropole qui entend relever les défis écologiques, climatiques, qui veut préfigurer la ville de demain celle où urbain et nature seront réconciliées ».
Ce discours fait office de testament pour le prochain président de la métropole. Qui sera-t-il ?
Les noms fusent, les appétits s’aiguisent et l’émulation médiatique autour du prochain pensionnaire de la Métropole fait ombrage au véritable sens que l’exécutif en place avait souhaité donné initialement à la collectivité naissante : plutôt rayonnante qu’exclusive.
Au soir du deuxième tour des Législatives, c’est à dire le 18 juin, Gérard Collomb démissionnera officiellement de son poste de président de la Métropole, provoquant de nouvelles élections qui devront être organisées sous un mois. « Le nouveau président devrait être élu avant la mi-juillet mais les services de la métropole continueront à fonctionner normalement » assure-t-on à la Métropole.

Les « petites » communes entrent dans la danse

Avec 30 sièges sur 165 au conseil métropolitain, le groupe Synergie-Avenir, composé d’élus de communes de petites tailles et mené par le maire de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, Marc Grivel, est au centre de toutes les attentions dans la perspective de la prochaine élection du conseil métropolitain, qui dans un scrutin proportionnel plurinominal à deux tours, a de quoi peser dans le vote. Mais l’édile et son groupe comptent bien jouer un rôle constructif : « Nous sommes aujourd’hui au temps de l’adhésion, nous ne sommes plus au temps de l’obéissance. Et la Métropole doit s’inscrire dans cette évolution lourde, sans retour, qui est en fait le temps de l’acceptation de l’intelligence de l’autre. L’adhésion, c’est l’étape nécessaire pour une déconcentration des services de la Métropole au plus près des maires. Nous y serons attentifs ».



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