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TNG : Micromondes, 4ème

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TNG : Micromondes, 4ème
Isa Griot - Monde

Pour sa quatrième édition, le festival Micromondes propose dix jours d'immersion dans le spectacle vivant sensoriel. Soit des formes hybrides qui explorent le rapport au théâtre différemment, par des dispositifs ou des configurations.

Depuis sa création initiée par Céline Leroux, actuelle directrice adjointe du Théâtre Nouvelle Génération, Micromondes tente de faire découvrir des « artistes issus du théâtre, des arts plastiques, de la musique et de la danse qui réinventent les formes de la représentation et transforment la relation au public ». Pour cette nouvelle édition, plus étendue, pas de dérogation à cette règle d'un art qui cherche à modifier la relation aux spectatrices et spectateurs, avec quatre spectacles dont la reprise de Artefact, le dernier spectacle de Joris Mathieu (voir encadré) et une proposition à destination des tout-petits, Monde par la compagnie Moteurs multiples. Imagier sonore, musical et théâtral Monde invite à se plonger dans la poésie du quotidien, qui se transforme peu à peu en univers magique, tout comme le spectacle imaginé par Pierre Badaroux, Je suis la bête emmène le public dans la forêt griffue du roman éponyme de Anne Sibran grâce au dispositif ambisonique composé de 14 haut-parleurs reproduisant à l'identique la perception de l'oreille humaine, tout en réfléchissant les différents sons dans de multiples directions. Il faut aussi oser tester la déambulation chorégraphique de David Rolland, un « jeu de rôles grandeur nature » joyeux et drôle où les consignes diffusées dans des casques sont simples et amusantes. Le moyen de (re)découvrir de façon terriblement ludique l'histoire d'un bâtiment conçu pour être une salle des fêtes (en 1930) avant de se transformer successivement en école, mairie, centre de la sécurité sociale et enfin théâtre. À voir également, la sortie de résidence du Collectif Invivo, autour de son projet 24/7.

Du 14 au 25 novembre, www.micromondes.fr

Artefact

La création 2017 du directeur du TNG fait un peu froid dans le dos. À l'heure où il semble que les machines deviennent de plus en plus intelligentes et les humains de plus en plus bêtes, ce parti-pris de ne pas travailler avec des humains sur le plateau permet de d'appréhender les prémisses d'un futur où ceux-ci seraient absents. Cette « installation-spectacle » dans lequel le public déambule au gré des pérégrinations d'une machine qui se rêve humaine, intitulé malicieusement Artefact questionne sur notre capacité à réinventer le futur. Un futur tout proche mais aussi lointain.

TNG, Artefact, 17 au 24 novembre.




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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